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Un coup à l’ouest, un coup au sud

Peu ou pas de changement par rapport à ces deux derniers jours concernant la situation générale entre les Canaries et le Cap Vert. Une dépression stationnaire reste plantée au milieu de l’Atlantique et dans son sud se trouve une bande de calmes qui s’étire sur plus de 100 milles. Dans ce contexte, les 84 concurrents toujours en course dans la 23e édition de la Mini Transat EuroChef continuent leur route en « escalier » dans l’optique de gagner à la fois dans le sud pour trouver davantage de pression et dans l’ouest pour se rapprocher du but avant de mettre le clignotant à droite le moment venu.

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La descente vers le sud se poursuit pour les marins de la Mini Transat EuroChef qui s’étalent désormais sur plus de 300 milles en latéral, avec un écart presque aussi important par rapport à la distance au but. En clair, il y en a dans tous les sens. Tous cherchent à se positionner au mieux et enchaînent régulièrement les empannages. Si les stratégies divergent franchement, les vitesses des uns et des autres restent toutefois relativement similaires puisqu’elles oscillent toutes entre 7 et 9 nœuds. Ces dernières 24 heures, certains ont toutefois réalisé de meilleurs coups que d’autres. A titre d’exemple, chez les Proto, le choix d’Irina Gracheva (800 – Path) et d’Arno Biston (551 – Bahia Express) de plonger plein sud hier s’est avéré particulièrement payant puisqu’il leur permet, ce mardi, de se replacer dans le Top 10 et de titiller les moustaches de Tanguy Bouroullec (969 – Tollec MP/Pogo), Sébastien Pebelier (787- Décosail) et Fabio Muzzolini (945 – Tartine sans Beurre) au pointage. Un pointage où François Champion (950 – Porsche Taycan) occupe toujours les commandes, notamment du fait de son positionnement plus proche de la route directe.

Une descente jusqu’au 20° Nord au moins

Chez les bateaux de Série où les écarts sont encore plus conséquents en nord-sud, l’avantage est aussi donné aux marins les plus proches de la route directe, à savoir toute la petite bande composée de Brieuc Lebec (914 – Velotrade), Cécile Andrieu (Groupe Adré), Lennart Burke (943 – Vorpommern), Melwin Fink (920 – SignForCom), Jean-Marie Jézéquel (951 – FondApro), Thomas De Dinechin (909 – Pierrite – Adameo), Federico Waksman (Like Crazy Uruguay), Léo Debiesse (966 – Les Alphas) ou encore Hugo Dhallenne (979 – YC Saint Lunaire). En somme, une grosse partie des gros bras de la promotion et/ou des leaders au classement établi à l’issue de la première étape. Tous font, semble-t-il, le pari de gagner aujourd’hui dans l’ouest pour ensuite profiter d’un meilleur angle de descente grâce à un flux d’est sud-est quand leurs adversaires plus à l’ouest continueront, eux, de composer avec un vent de secteur nord-est. Sur le papier, le choix a ses atouts mais les uns et les autres devront toutefois faire attention de ne pas pousser leur route trop loin au risque de tomber dans les calmes, d’ici deux ou trois jours. Une fois encore, il va s’agir d’une histoire de compromis, sachant que la zone sans vent en question s’étale jusqu’au 20° Nord. Pour l’éviter, les solitaires n’auront pas d’autres choix, comme cela a déjà été expliqué hier, que de poursuivre leur descente en dessous de ce parallèle, c’est-à-dire jusqu’à environ 150 milles au nord-ouest de l’archipel Cap Verdien, avant d’obliquer leurs routes vers l’arc Antillais. En clair, cela signifie que ce n’est pas avant mercredi soir ou jeudi qu’ils vont pouvoir véritablement mettre le clignotant à droite.

A noter par ailleurs : Cyril Oms (591 – Fantomas) compte tenter une montée dans son mât pour solutionner un problème de barre de flèche mais tout va bien à bord.

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