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Thomas Grandin 22e Proto à Saint-François : « Des émotions qu’on ne peut pas imaginer »

[:frThomas Grandin (138) a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la 23e édition de la Mini Transat EuroChef en 22e position chez les Proto ce mercredi 17 novembre à 13h 47min 13s (heure de Paris). Le skipper de Poch'Trot a ainsi mis 18 jours 22 heures 47 minutes 13 secondes pour boucler les 2700 milles du parcours entre Santa Cruz de La Palma et Saint-François. Son temps de course sur les deux étapes est de 31 jours 04 heures 05 minutes 58 secondes.

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« Je suis super content. Sur le dernier bord, quand j’ai vu la ligne d’arrivée, c’est là que j’ai réalisé que j’étais en train d’arriver au bout de ma transat. Au départ, ma plus grande peur était de devoir abandonner le bateau au milieu de l’Atlantique. Au final, le voilà à Saint-François. Il connait bien le chemin, ça aide ! (Rires) Il a 26 ans mais il est robuste et il tient bien ! De mon côté, je suis passé par toutes les émotions. Des émotions qu’on ne peut même pas imaginer je crois ! Tant qu’on ne l’a pas vécu, on ne peut pas l’imaginer. J’ai eu des phases où j’étais heureux et où tout allait bien mais je suis aussi descendu plus bas que terre à certains moments. Une nuit, j’ai passé mon temps à me lever, dormir, me lever, dormir et c’est tout, parce que je n’arrivais plus à rien. J’ai pensé tout laisser tomber puis je me suis remobilisé.

J’ai eu des problèmes de rail de grand-voile. J’ai dû le démonter puis le démonter. Changer des boulons… Je ne pensais pas que ce genre de trucs allaient m’arriver mais dans un sens, ça m’a occupé l’esprit alors j’étais presque content. Ce qui restera gravé dans mes souvenirs ? Tout parce que j’ai tout noté dans mes livres de bord ! J’ai fait exprès d’être très précis dans mes notes pour bien me rappeler de tout ce que j’ai pu faire, de tout ce que j’ai vécu. Il y a un bouquin qui m’a motivé et que ma femme m’avait offert avant le départ, c’est l’autobiographie de Jean Le Cam. Il m’a bien boosté. Dans les moments durs, j’en avais un deuxième, celui de Sébastien Destremeau, « Retour en enfer ». Ça a été un peu ça ! (Rires) Ces deux livres là m’ont bien aidé moralement. Je l’ai fait, ça y est ! Je ne pensais pas le faire avec ce bateau mais je l’ai fait et je suis content ! »« Je suis super content. Sur le dernier bord, quand j’ai vu la ligne d’arrivée, c’est là que j’ai réalisé que j’étais en train d’arriver au bout de ma transat. Au départ, ma plus grande peur était de devoir abandonner le bateau au milieu de l’Atlantique. Au final, le voilà à Saint-François. Il connait bien le chemin, ça aide ! (Rires) Il a 26 ans mais il est robuste et il tient bien ! De mon côté, je suis passé par toutes les émotions. Des émotions qu’on ne peut même pas imaginer je crois ! Tant qu’on ne l’a pas vécu, on ne peut pas l’imaginer. J’ai eu des phases où j’étais heureux et où tout allait bien mais je suis aussi descendu plus bas que terre à certains moments. Une nuit, j’ai passé mon temps à me lever, dormir, me lever, dormir et c’est tout, parce que je n’arrivais plus à rien. J’ai pensé tout laisser tomber puis je me suis remobilisé.

 

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