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Réactions des skippers après l’annonce du report du départ

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Pierre Legendre (994 – AKKA) : « Moi j’étais prêt à y aller dimanche, même en sachant qu’on se ferait bien brasser la première nuit. Ceux qui, comme moi, ont des Maxi 6.50, ont connu quelques petits soucis de structure alors même si nos bateaux ont été renforcés, c’est tout de même rassurant de partir dans un petit peu moins de vent. L’objectif, c’est qu’on parte à 90 et qu’on arrive à 90 ! En partant lundi, on va avoir des conditions plus clémentes et, a priori, une route au portant après quelques heures au près. Pour finir, ce sera donc plus agréable et moins la guerre sur l’eau. C’est bien aussi de partir dans des conditions plus favorables. On est évidemment content de ne pas avoir la perspective de rester bloqué pendant quinze jours comme il y a deux ans. Vingt-quatre heures, ce n’est pas grave. Ça fait une nuit de plus dans un bon lit et davantage de temps pour bien analyser la météo. C’est bien pour toute la petite famille Mini ! »

Pierre-Olivier Grand (824 – Audéfi – Solibio) : « Il y a des gens qui sont chargés de notre sécurité et qui prennent les bonnes décisions. Je leur donne ma totale confiance et je valide pleinement leur décision. Il n’y a rien à dire, c’est parfait. C’est toujours compliqué de s’imaginer qu’on va ramasser 45 nœuds dès la première nuit. Ça rajoute toutefois une journée à terre, avec le stress d’avant départ, même si les bateaux sont prêts. Cela reste toutefois du détail car c’est clairement la sécurité avant tout. On est là pour arriver entier, pour bien naviguer et pour éviter de casser nos Mini donc nécessairement, c’est la bonne décision ».

Rémi Lamouret (880 – Gironde au Large) : « Je n’arrive pas à savoir si je suis content ou non de cette décision. Le bon côté, c’est qu’on évite le front et les rafales à plus de 40 nœuds pendant une nuit, ce qui aurait pu potentiellement causer un peu de dégâts. Ce qui est dommage, c’est que ça coupe un peu le spectacle qui était prévu dimanche. Pour la famille qui a fait le déplacement, c’est un peu dur car tout le monde ne va pas pouvoir rester. L’avantage c’est qu’on on sait qu’on va partir dans des conditions plus tranquilles et qu’on sera plus serein sur la route des Canaries. »

Victor Turpin (Pays d’Iroise) : « Je reçois cette information du report du départ avec un peu de soulagement je dois avouer, mais aussi avec un peu de déception car beaucoup de personnes de mon entourage avaient prévu de venir assister au départ dimanche.  Ça va, d’une certaine manière, un peu gâcher la fête. Ce qui est sûr, cependant, c’est que je suis bien content de ne pas commencer la course avec des rafales à 40-45 nœuds. C’est vraiment sage de la part de la Direction de course de nous faire partir un peu plus tard.  Sans doute que 10% de la flotte ne seraient pas passés, moi y compris. Je pense que c’est vraiment bien et vraiment raisonnable. Cette journée supplémentaire à terre, on va la mettre à profit pour caréner, pour finir les petites choses qu’on avait laissé de côté puis profiter des amis qui sont là ! »

Marc-Eric Siewert (614 – Absolute Sailing Team) : « C’est une très bonne décision pour l’ensemble des 90 skippers car, clairement, partir dimanche aurait certainement favorisé les plus expérimentés. Je remercie vraiment la Direction de course car j’imagine que ça n’a pas été un choix facile à faire. On part pour plus de 4 000 milles alors, forcément, c’est mieux de ne pas tout casser d’entrée de jeu et d’avoir un maximum de chances d’arriver de l’autre côté. C’est clairement moins stressant de partir avec des conditions plus clémentes. Si on peut éviter de prendre des risques, c’est bien de le faire. »

Yannick Lemonnier (491 – Port of Galway) : « Je suis un peu déçu car on aurait débuté la course par un temps bien irlandais et j’étais bien prêt pour y aller ! (Rires) Malgré tout, c’est important de ne pas casser tous les bateaux dès le départ et c’est donc raisonnable de la part de la Direction de course d’avoir pris une telle décision. A présent, ça va être une course de vitesse, au moins jusqu’à la latitude de Porto. Il y aura moins d’options et il faudra être à fond sur les réglages mais bon, on dormira après (rires) ! »

Pierre Meilhat (485 – Le Goût de la Vie) : « En 1993, lors de ma première participation à la course, la situation avait été assez dramatique dans le golfe de Gascogne. A l’époque, les fichiers météo et toutes les infos qu’on avait étaient beaucoup moins précises qu’aujourd’hui, et on était parti au casse-pipe parce que personne n’avait osé lever le doigt en disant « non, ça ne va pas, c’est trop dangereux ». La décision de reporter le départ de cette 23e édition est prise par des personnes compétentes et je trouve ça plutôt bien. Nous, coureurs, on suit puis on s’adapte. Ce qui est dommage c’est que le public sera moins présent, mais c’est la sécurité avant tout et c’est important. Permettre à tout le monde d’avoir une chance d’aller au bout, c’est quand même bien. »

Mini
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