Skip to content
10873

Marc Chopin : « Pour l’heure, l’escale à La Palma est maintenue »

Depuis plusieurs jours, le volcan Cumbre Veija, sur l’île de La Palma, est entré en phase éruptive. Les organisateurs de la Mini Transat EuroChef sont naturellement en liaison quotidienne avec les autorités locales et les experts du Pevolcan (Plan d’Urgence Volcanique des Canaries). Actuellement, la situation obéit aux situations classiques et permet de maintenir l’escale à Santa Cruz de La Palma comme prévu. Le point avec Marc Chopin, organisateur de l’évènement.

 10817

Quelle est la situation actuelle à La Palma ?

« L’île n’est, selon les experts, pas confrontée à un phénomène plus explosif que d’habitude dans les îles Canaries. Nous sommes néanmoins en liaison constante avec les autorités locales et les vulcanologues présents sur place. Le cône vient de s‘effondrer, mais cela est normal dans ce type d’éruption. Les spécialistes sont rassurants. La côte nord-ouest de l’île où se trouve la Marina d’accueil de la Mini Transat EuroChef ne comporte, d’après eux, aucun risque. »

Pas de changement à date donc, mais on imagine que vous avez établis des plans B déjà en cas d’une dégradation de la situation ?

« Tout à fait. Aujourd’hui, la course part comme prévu à La Palma, mais une porte virtuelle positionnée à 80 milles (environ 150 km) au nord de l’archipel des Canaries, non loin des îles Selvagens, a été ajoutée au parcours. Sans nouvelle de la Direction de course à l’approche de celle-ci, les skippers poursuivront leur route jusqu’à la ligne d’arrivée à La Palma. Dans le cas où la situation viendrait à se détériorer, ils seraient alors prévenus d’un plan de repli. Nous disposons de trois canaux pour les informer d’un changement : les trackers par le biais desquels la Direction de course peut leur envoyer un message, les bateaux accompagnateurs capables de faire le relais par VHF, mais aussi la BLU utilisée pour le point météo quotidien. Le dispositif leur a clairement été expliqué lors d’un briefing, ce dimanche matin. »

Aujourd’hui, quel est le plan de replis envisagé ?

« Nous en avons plusieurs. A ce sujet, nous sommes encore en train de travailler avec les autorités canariennes, mais tout sera acté d’ici à la fin de ce week-end. Recaler près de 100 bateaux c’est n’est pas si simple. Plusieurs ports et même plusieurs îles sont possibles. »

Dans le cas où un autre port d’accueil soit finalement déterminé, où et comment serait jugée l’arrivée de cette première étape ?

« Si jamais nous ne devions pas aller jusqu’à La Palma, ce qui est peu probable, l’arrivée serait jugée au passage de la porte virtuelle. Notre système de trackers nous permet d’avoir des positions très précises des bateaux. En rafraîchissant ces dernières toutes les minutes dans la zone concernée, par extrapolation, nous serons alors en mesure de définir le temps de passage exact de chacun des concurrents. Ces temps nous serviraient pour établir le classement et, bien sûr, valider cette première étape. »

Mini
Nous suivre :

New title

New title