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Les bateaux suiveurs, les yeux et les oreilles de la Direction de course

La première des six tables rondes EuroChef proposées au public sur le village de la course lors de la période précédant le coup d’envoi de la première étape de l’épreuve s’est tenue ce vendredi 17 septembre, à 17 heures. A cette occasion, le rôle des bateaux accompagnateurs a été abordé par Edwige Richard et ses invités, en l’occurrence Marc Chopin, Président de Korrigan, la société organisatrice de cette Mini Transat EuroChef, mais aussi Denis Hugues, Directeur de course, puis Gwénolé Gahinet, skipper armateur d’un bateau suiveur de cette édition 2021.

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Véritables chiens de bergers, les bateaux accompagnateurs sont indispensables au bon fonctionnement de la course, notamment en termes de sécurité. Pour cette 23e édition, sept voiliers (un pour douze Mini 6.50), plus ou moins rapides, seront mobilisés sur chacune des deux étapes afin d’encadrer la flotte à tous les étages. « Leur rôle est capital », assure Denis Hugues. « Ils sont choisis par rapport à leurs potentiels de vitesse et nous privilégions les skippers ayant déjà fait ou déjà accompagné la course, ainsi nous sommes certains que tout le monde parle le même langage. Au départ, les uns et les autres sont placés dans la flotte en fonction de leurs performances mais très vite, tout est souvent chamboulé car lorsque que l’un d’entre eux se détourne pour une intervention, il sort du système et met parfois jusqu’à plusieurs jours pour s’y replacer », souligne le Directeur de couse qui officie en tant que tel sur la Mini Transat depuis 1993 (exception faite de 1999). « Ces bateaux accompagnateurs ont un lien VHF avec les concurrents à proximité. Ils retransmettent les informations sur les conditions et le moral des troupes, puis recueillent les impressions des concurrents. En clair, ils sont les yeux et les oreilles de la DC. S’il y a un problème, ils sont les premiers au courant. A l’inverse, si depuis la terre, on observe quelque-chose d’inhabituel, on peut les envoyer sur un concurrent afin de lever un doute », poursuit Denis.

Important de parler le même langage

Parmi les bateaux qui vont accompagner la flotte cette année, l’on retrouve l’Eclipse 427 de Gwénolé Gahinet et sa petite famille. Le skipper, entre autres codétenteur du Trophée Jules Verne en 40 jours et 23 heures avec Francis Joyon à bord du maxi trimaran IDEC, connaît bien la course pour y avoir participé à deux reprises. D’abord en 2011, ensuite en 2013. Lors de cette dernière édition, le navigateur s’est trouvé confronté à un problème de palier de quille, ce qui l’a contraint à demander assistance, alors qu’il évoluait au large des côtes portugaises. « J’ai considéré que je n’étais plus en sécurité sur mon bateau, la quille étant un organe vital. La Direction de course a d’abord dérouté un cargo avant de détourner un bateau de pêche par lequel j’ai finalement été secouru », rappelle Gwénolé. Pourquoi encadrer la Mini Transat EuroChef ? « Ça collait bien avec notre programme puisqu’après de nombreux mois de chantier, notre catamaran vient tout juste d’être fini. On s’est bien mis la pression pour être prêt à temps, mais Anne-Laure (sa femme, ndlr) et moi, nous adorons la Mini. C’est une course qui fait partie de notre histoire et on voulait la partager avec nos filles », détaille le navigateur qui connait, grâce à son parcours, bien les situations dans lesquelles peuvent se retrouver les concurrents de l’épreuve, dénués de tous moyens de communication modernes. « Quand on est en difficulté, seul en mer, sans pouvoir échanger, ni savoir qui va pouvoir intervenir, c’est vraiment compliqué sur le plan psychologique. Mon expérience personnelle me permettra sans doute de bien anticiper et de bien comprendre certaines choses ».

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