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Fabio Muzzolini (945 – Tartine sans Beurre), deuxième Proto à Santa Cruz de La Palma : « Avec toutes les galères que j’ai vécues cette année, terminer 2e c’est inespéré ! »

Fabio Muzzolini (945 – Tartine sans Beurre) a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 23e édition de la Mini Transat EuroChef en deuxième position chez les Proto ce lundi 4 octobre à 18h46 min 07 (heure de Paris). Le skipper de Tartine sans Beurre a ainsi mis 7 jours 3 heures 16 minutes et 07 secondes pour boucler les 1 350 milles du parcours entre Les Sables d’Olonne et Santa Cruz de La Palma à la vitesse moyenne de 7,80 nœuds. Son écart avec le premier est de 1h 03min 37sec.

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« Je crois qu’il faut décerner « La Palma » du scénario à cette première étape ! (Rires) J’ai longuement réfléchi à cette phrase ! (Rires) Quand j’ai vu Tanguy (Bouroullec) à l’AIS ce matin, je ne m’y attendais pas du tout. J’étais persuadé qu’il n’y avait qu’Irina (Gracheva) que je pouvais encore bloquer derrière moi. Ce que j’avais en plan, au départ, c’était de faire une perf’ sur cette première étape parce que je n’ai toujours pas payé le cargo retour ni l’assurance du bateau pour la deuxième étape. Faire une belle place, c’est un bon moyen de faire un coup de buzz et un dernier appel à des partenaires. Avec toutes les galères que j’ai vécues cette année, avec le bateau tout le temps au stand, franchement c’est inespéré. C’est génial de vivre ça. Le scénario a été vraiment incroyable. C’est fou que l’on ait été que quatre à passer sous la dorsale. Je ne pensais pas que ça allait se fermer comme ça derrière nous. Après, j’ai perdu de vue les trois autres dans le premier jibe vers le sud. Je sentais que le bateau avait une bonne vitesse et je savais qu’Irina était positionnée un peu plus au sud ce qui me donnait l’avantage. Je n’avais, en revanche, aucune idée d’où étaient les deux autres.

L’étape n’a pas été facile, notamment au début, en raison des conditions de mer. Dès la sortie du port des Sables d’Olonne, j’ai été malade car la mer était démontée, et tout de suite j’ai été mis dans l’ambiance. Ensuite, ce qui a été dur pour moi, c’est que j’ai sans arrêt été dans des grains. J’avais 8 nœuds puis 15 nœuds de vent en permanence et sur mon bateau, c’est énorme les différences de réglages qu’il faut faire lorsque c’est aussi irrégulier. De ce fait, j’étais soit sur la tranche, soit complètement écrasé dans l’eau… ça n’a pas été simple. A l’approche de la ligne d’arrivée, ça a été chaud avec Pierre (Le Roy). Je lui ai réouvert la porte en ratant complètement mon affalage de spi. J’étais un peu cramé je pense. Avant, c’était super car je voyais que je revenais un peu sur Tanguy. J’ai espéré faire le même coup d’Axel Tréhin il y a deux ans, mais non… Pour moi, en tous les cas, c’est génial d’arriver en deuxième position. Ma crainte, c’était de laisser trop de temps aux premiers sur cette étape. Aujourd’hui, dans ce contexte, tout est encore possible et ça, c’est génial ! ».

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