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Des histoires de placements

Alors que les quatre premiers concurrents de la catégorie des Proto de la 23e Mini Transat EuroChef sont désormais arrivés à Santa Cruz de La Palma, le bataille se poursuit intensément à tous les étages de la flotte. Une flotte qui s’étale, ce mardi, sur 500 milles par rapport à la distance au but et sur 150 milles en latéral. Dans ce contexte, il va sans dire que tous les concurrents ne bénéficient pas tous des mêmes conditions. Ce mardi, le leader en bateaux de Série, Melwin Fink (920 – SignForCom), est clairement le plus rapide de la flotte et va le rester au moins jusqu’à demain. De quoi continuer de creuser encore un peu plus l’écart avec le gros du peloton…

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Si Santa Cruz de La Palma a accueilli les premiers concurrents de la Mini Transat EuroChef hier soir et la nuit dernière, elle se prépare avec enthousiasme à recevoir les suivants, mais va devoir patienter un peu. Le prochain marin à se présenter sur la ligne, Melwin Fink, n’est, en effet, pas attendu sur place avant jeudi soir, tandis que le gros du peloton, lui, ne devrait pas arriver avant samedi. En clair, les écarts que l’on attend déjà énormes continuent de s’agrandir. En cause, la situation météo. En effet, alors que la quasi-totalité de la flotte toujours en mer compose avec un flux de nord-ouest d’une quinzaine de nœuds, le jeune skipper allemand de SignForCom profite, lui, d’un vent du même secteur, mais nettement plus consistant puisqu’il souffle entre 20 et 25 nœuds sur sa zone de course, aux abords de l’archipel de Madère. Décalé 145 milles dans son Est, l’autre échappé de la bande, l’Autrichien Christian Kargl (980 – All Hands on Deck), bénéficie de davantage de pression encore. Dans les prochaines heures, au pointage, cela pourrait lui permettre de grappiller quelques milles sur le leader. Un leader qui, pour sa part, préfère exploiter les petites oscillations du vent pour se recaler progressivement au plus près de l’orthodromie. Il le sait, il faut engranger un maximum de milles sur la route car à partir de demain, le vent est prévu de faiblir entre 11 et 13 nœuds, au moins jusqu’à samedi.

Plus de pression à l’Est ?

Plus en arrière, le peloton, qui s’étire de la latitude de Gibraltar jusqu’à celle de Porto, cravache tant qu’il peut pour gagner vers le sud. L’enjeu pour les Ministes : tenter de trouver le meilleur chemin jusqu’aux Canaries et, pour cela, jouer les placements. Aux avant-postes, Julie Simon (963 – Dynamips) et Hugo Dhallenne (979 – YC Saint Lunaire) évoluent sur une trajectoire similaire, 80 milles à l’Est de la route directe. Un choix payant qui leur permet d’être un voire deux nœuds plus rapides que leurs rivaux plus à l’ouest, tel que l’Australien Christiaan Durrant (1015 – Little Rippa), Jean-Marie Jézéquel (951 – FondApro), Jean Marre (991 – Sport dans la Ville – Time for Life) ou encore Cécile Andrieu (893 – Groupe Adre). Ils sont d’ailleurs imités par d’autres gros bras de la classe comme Léo Debiesse (966 – Les Alphas) en Série ou Sébastien Pebelier (787 – Decosail) en Proto, qui pourraient bien ainsi, l’un et l’autre, grappiller des places au pointage d’ici à demain. Idem pour Basile Bourgnon (975 – Edenred) qui, après avoir signifié son intention de marquer une escale technique à Cascais hier soir, a finalement indiqué qu’il était en mesure de solutionner son problème de barre de flèche seul en mer, et donc de poursuivre sa course.

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