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De l’aventure au tremplin !

Dire oui à l’inconnu, relever un défi, faire des découvertes, tester ses limites et les repousser, se donner des sensations fortes sont autant de motivations pour les 90 solitaires qui s’élanceront à travers l’Atlantique, dans le cadre de la Mini Transat EuroChef, le 26 septembre prochain. S’ils ont en commun un esprit d’aventure, tous ne s’apprêtent toutefois pas à vivre ce moment d’action intense de la même manière. Pour certains, la course restera l’aventure d’une vie tandis que pour d’autres, elle sera un épisode dans une vie d’aventures.

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Depuis sa création en 1977 par Bob Salmon dans le but de renouer avec l’esprit aventureux des premières transatlantiques, la Mini Transat a permis à plus d’un millier de marins de traverser l’Atlantique sur des bateaux de seulement 6,50 mètres. Pour la majorité d’entre eux, la course a été une parenthèse improbable dans leur vie, un espace ouvert sur un rêve réalisé. Pour les 90 skippers qui se préparent à faire le grand saut cette année, elle est une aventure à achever pour se sentir vivant. « On carbure tous à l’adrénaline », assure Anne-Gaël Gourdin qui n’aime rien de plus que de se fixer de nouveaux défis. Pour preuve, par le passé, elle a déjà participé à la fameuse Transjurassienne ou encore au redoutable Ironman d’Embrun. « Je suis, comme beaucoup, là avant tout pour me prouver de quoi je suis capable », détaille la skipper de Cassini dont les prochains challenges seront de traverser le Népal d’ouest en est (ou l’inverse) puis de faire le tour de l’Amérique du sud, à pied. « Pour moi la vie ne se définit pas par le travail, mais plutôt par les aventures et les rencontres que l’on fait. Dans la Mini Transat, il y a à la fois un côté aventure et un côté social. C’est un microcosme. C’est aussi et surtout une belle bande de copains qui traverse l’Atlantique. Bien sûr, il y a une quinzaine de concurrents qui sont là pour se batailler devant, mais moi, j’espère avant tout qu’on sera tous à l’arrivée pour faire une grosse fête en Guadeloupe », relate l’ingénieur calculs, largement inspirée par Sam Davies lors de ses Vendée Globe 2008 puis 2012. « Au départ, mon défi, c’était seulement d’apprendre la voile. J’ai commencé par le dériveur et j’ai tout de suite accroché. C’est ainsi que j’ai mis le doigt dans l’engrenage ! », précise Anne-Gaël.

Le Vendée Globe en toile de fond

Même histoire ou presque pour Djemila Tassin. Pour elle, le déclic a été une expérience en bateau-stop à bord d’un First 345, l’année de ses 18 ans. « Traverser l’Atlantique avait toujours été un rêve pour moi, et cette première expérience n’a été que du bonheur. Dès lors, je n’ai eu plus qu’une envie : repartir. J’ai attendu pendant huit ans, mais aujourd’hui cela se concrétise enfin ! », s’enthousiasme la Canarienne qui ambitionne, d’ores et déjà, de revenir dans deux ans, sur un bateau plus performant, mais aussi de s’aligner un jour au départ du mythique Vendée Globe. « Je rêve de faire le tour du monde et de le faire en course. En ce sens, pour ce qui me concerne, la Mini Transat est davantage un rite de passage qu’une fin en soi », avance la skipper de Kaïros. Car oui, l’épreuve est à la fois une école de vie et une école de navigation, mais elle est également un beau tremplin vers une carrière océanique professionnelle. Nombreux sont ceux à qui elle a permis de faire leurs premières armes. Yannick Bestaven mais aussi Daniel Gilard, Jean-Luc Van Den Heede, Bruno et Loïck Peyron, Yves Parlier, Isabelle Autissier, Laurent et Yvan Bourgnon, Roland Jourdain, Catherine Chabaud, Lionel Lemonchois, Michel Desjoyeaux, Thierry Dubois, Ellen Mac Arthur, Thomas Coville, Tanguy de Lamotte tout comme Thomas Ruyant, Sam Davies ou encore Clarisse Crémer, pour ne citer qu’eux, font partie de ceux qui ont participé à cette course à nulle autre pareille, qui se joue avant tout contre soi-même. « C’est une expérience à la dimension humaine unique », confirme Tim Darni, bien conscient, lui aussi, que les expériences telles que la Mini Transat transforment et régénèrent. Qu’elles permettent de vibrer et de sortir de ses rails. En somme, de vivre pleinement. « En 2008, j’ai assisté au départ du Vendée Globe. D’emblée, ça m’a passionné, et j’ai commencé à rêver de faire la course un jour moi aussi, car je trouve incroyable le fait de faire le tour de la planète à la voile. La Mini Transat sera assurément un bon tremplin pour me rapprocher de mon objectif », explique le skipper de So’Kanaa Jus 100% naturel, qui affiche d’ores et déjà quatre traversées de l’Atlantique au compteur (en équipage), et dont le prochain projet devrait être la Route du Rhum – Destination Guadeloupe en 2022.

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