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Victor Eonnet, 49e Série à Saint-François : « Bien content d’avoir travaillé avec un préparateur mental »

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« Ça ne passait pas au nord, clairement ! Ça a été un peu dur psychologiquement les jours où on n’avançait pas. Je n’ai eu personne à la VHF et à l’AIS. Il y a seulement un cargo avec lequel j’ai pu échanger furtivement. Je suis resté onze jours vraiment tout seul, sans parler à personne. Je suis assez cramé parce que durant les trois derniers jours je n’ai pas beaucoup dormi, j’ai profité du vent qu’il y avait et c’était vraiment trop bien. Franchement, quand on a dû tourner à droite pour venir jusqu’à Saint-François, on avait tous envie de continuer. Les 20 derniers milles qu’on a fait vers Petite Terre ont été incroyables. J’ai cassé plein de petits trucs mais rien de grave, rien de pénalisant.

Concernant l’option que j’ai faite, j’ai toujours eu espoir. Si on regarde les bulletins météos, à chaque fois à échéance de quatre jours, l’anticyclone semblait se remettre en place. J’attendais donc une réactivation des alizés par l’ouest. Je pensais donc que ça le ferait. D’ailleurs, maintenant qu’on est arrivée, c’est en place ! (Rires) Les 15 premiers jours – sur les 18 ! – ont été durs ! Honnêtement, j’ai beaucoup écouté de films et de séries pour faire passer le temps parce que lorsqu’il y a 10 nœuds de vent sur une mer plate, c’est un peu monotone. Je n’avais encore jamais vu de la mer plate pendant aussi longtemps ! Quand un léger clapot a fini par faire son apparition, j’étais presque content ! (Rires)

Je suis bien content d’avoir travaillé avec Hervé, mon coach depuis trois ans, mais aussi et surtout avec Franck, mon préparateur mental. C’est fou le nombre de fois où j’ai été sur le point de péter un câble. Je me suis dit que lorsque j’arriverai mes parents seraient repartis, qu’il n’y aurait plus de rhum à Saint-François…  Je suis bien content d’avoir réussi à me canaliser.

Lorsque j’ai franchi la ligne, j’ai vu un autogire mais je n’ai pas tout de suite reconnu mon père. J’ai juste pensé que ça lui ressemblait bien et j’ai compris que c’était lui quand j’ai vu l’engin se grouiller d’atterrir. Je ne réalise pas trop ce que je viens de faire. A chaque régate, il se passe un phénomène bizarre pour moi : j’ai l’impression que le temps de la course se trouve complètement contracté. J’avoue que ça a pu me paraître hyper long à certains moments mais à présent que je suis au ponton, je me rend-compte que c’est passé bien trop vite. »

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