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Sébastien Pebelier, 4e Proto à Saint-François : « C’était vraiment les vacances »

Sébastien Pebelier crossed the finish line of the second leg of the 23rd edition of the Mini Transat EuroChef in 4th place in the prototype fleet this Saturday 13 November at 18h 24min 35s (UTC). In this way, the skipper of Decosail took 15 days 04 hours 24 minutes and 35 seconds to complete the 2,700 miles of the course between Santa Cruz de La Palma and Saint-François, with an average speed of 7.03 knots. His combined race time for the two legs equates to 22 days 10 hours, 22 minutes 23 seconds.

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« C’était long mais on a eu des supers conditions, c’était des vacances en bateau ! J’ai mis le spi medium la nuit dernière, c’est tout. Sinon, j’ai tout fait sous grand spi. J’ai pris un ris une fois au large du Cap Vert pendant deux heures et puis hier soir. J’étais content car j’avais réussi à éviter tous les grains. J’en ai juste pris un à 35 nœuds le dernier jour. J’ai affalé.

Je ne savais pas que Tanguy (Bouroullec) était juste devant et je croyais qu’Irina (Gracheva) était déjà arrivée. Alors je me suis dit « j’en ai marre, je n’ai pas envie de me battre ! ».  Quand j’ai vu que le grain était passé, j’ai été me coucher et j’ai dormi toute la nuit. Garder le moral pour envoyer, se faire mal, après 15 jours, c’est trop dur. Surtout quand il n’y a personne autour.

La première étape était difficile psychologiquement. Ne pas pouvoir se battre avec ceux avec qui je navigue d’habitude, ça m’a coûté. Alors que là, les quatre premiers jours de la deuxième étape, on était côte à côte avec Tanguy, Fabio (Muzzolini) et Pierre (Le Roy). On avait moins d’un mile d’écart entre les bateaux. Un coup on était devant, un coup on était derrière. C’était très stimulant !

J’ai trouvé cette Mini Transat beaucoup plus facile que la première (en 2015, ndlr). Déjà, je savais où j’allais et en plus les conditions étaient vraiment bonnes. J’étais content d’être en Proto cette fois, parce que ça va plus vite ! C’est plus court, mais l’effort est aussi plus physique.

J’ai aussi cassé des trucs. Hier, c’était la drisse de tête. J’étais sous spi, peinard, et d’un coup tout qui tombe ! J’ai réussi à le récupérer sans le déchirer. Coup de bol parce qu’il est quand même passé sous le bateau, dans les safrans.

D’ailleurs, le deuxième jour de l’étape, j’ai cassé mes barres de liaison de safran. J’ai eu du mal à réparer. J’ai oublié de poncer avant de coller, alors ça n’a pas tenu. Du coup, j’ai bricolé un peu, mais depuis les safrans ne sont pas du tout parallèles. Je ne pouvais plus naviguer avec les deux appendices dans l’eau, j’étais toujours obligé d’en avoir un en l’air. Quand tu arrives dans un banc de sargasses, avec un seul safran, ton bateau part à l’envers !  Ça m’a fait faire plein de départs à l’abattée, heureusement sans gravité.

Cela dit, je n’ai rien cassé d’important. Mon pilote a fonctionné tout le temps, pas de soucis d’électronique. C’était bien les vacances ! J’ai fait deux apéros. J’avais du rhum à bord et j’ai même lu un bouquin en deux jours alors que d’habitude, je ne lis jamais. Un polar. Pas mal, mais du coup, un peu trop court !

C’était super, mais je ne reviendrai pas dans deux ans. Peut-être quand je serai vieux !”

Mini
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