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Pierre Meilhat, 62e Série à Saint-François : « 28 ans après, c’est fait ! »

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« Le bateau va bien et le bonhomme a besoin de prendre un peu de recul ! (Rires) C’est dur de rentrer dans un bateau pour matosser, pour prendre à bout de bras des bidons tout en étant constamment déséquilibré… C’est là qu’on se rend compte qu’on n’a plus 20 ans ! En tous les cas, je l’ai fait ! Ça faisait longtemps que j’avais envie de traverser en solitaire et le faire en Mini, c’était important pour moi.

La nuit dernière a été délicate avec les sargasses, les grains, la perte de points GPS et donc celle de mon pilote. Le reste du temps, il y a eu énormément de moments de bonheur. La lune, c’est fabuleux. La mer aussi. J’ai beaucoup observé les poissons volants et je peux même développer toute une théorie sur leurs phases d’atterrissage et de décollage ! (Rires) Les oiseaux de mer sont marrants parce qu’ils sont curieux. Ils viennent nous voir puis ils repartent. Ma transat a été assez contemplative quand le temps le permettait.

Lors de ma première participation en 1993, j’avais démâté aux Canaries. Je suis content d’avoir décidé de repartir. C’est ça le plus important car j’ai eu une période difficile où j’ai vraiment été un vieux crouton. J’étais devenu dépendant de la télé, j’avais pris 20 kilos… Le fait de me remotiver pour faire cette Mini peut donner beaucoup d’espoir à d’autres personnes. Lorsque j’avais fait mon film la première fois, à la fin il y avait écrit « un jour, je repartirai en course ». C’est parti aux oubliettes mais aujourd’hui, 28 ans après, la veille de mes 67 ans, c’est fait !

A présent je vais me lancer dans la compétition de ski en senior. J’adore la compétition. Sur cette Mini, ça s’est vu sur la première moitié de la course mais beaucoup ensuite. Il y a eu des douleurs. Quand les autres étaient sous spi max, j’étais sous médium et quand les autres étaient sous médium j’étais sous Code 5. Je n’ai jamais été sous grand-voile seule mais je n’ai pas pu tenir le rythme.

Je suis malgré tout très heureux de l’avoir fait mais je crois que les Mini 6.50 sont surtout faits pour des personnes de moins de 55 ans. Ce sont des bateaux très exigeants, pas au niveau de la force physique mais au niveau de tout le reste. A bord, on est sans arrêt en mouvement, sans arrêt en train de compenser. Quand on fait des efforts on ne les fait jamais dans une position ergonomique. C’est donc assez pénalisant. La solitude ne pas trop pesée, mais j’avais hâte d’arriver quand même.

J’ai une pensée pour Capucine Trochet qui devait faire la Mini Transat il y a plusieurs années, mais qui avait dû renoncer en raison de problèmes de santé. Lorsque je lui ai racheté le bateau, je lui ai promis d’emmener Pilgrim de l’autre côté. C’est fait. J’ai aussi une grosse pensée pour Georges Kick qui a été contraint à l’abandon dans la première étape. »

Mini
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