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Julien Hatin, 33e Série à Saint-François : « J’ai compris que le but était le chemin »

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« Je n’avais pas bien compris Jean-Pierre Dick quand il était arrivé de son Vendée Globe et qu’il avait déquillé. Il avait dit : le but c’est le chemin. Je crois que là je l’ai vraiment réalisé. L’important c’est de le faire et de le vivre vraiment parce que c’est là qu’on apprend les choses. Je pense que j’ai commis quelques erreurs stratégiques et j’ai eu quelques soucis techniques. Dès lors, ça s’est vite transformé en aventure. Une aventure où tu répares et ça tient cinq heures, où tu te retrouves en larmes en milieu du bateau parce que tout pète, où tu recommences mais ça ne tient pas, où tu abandonnes mais tu finis par trouver une autre solution et arriver au bout quand même… Je pense que c’est ça le truc. Je ne m’attendais pas à ce que la solitude soit aussi dure. Au bout de 7-8 jours de course, je pensais que j’étais arrivé mais je n’étais qu’à la moitié et ça, ça a été super dur. J’ai même un peu relâché par moments. Je pense que j’ai eu un peu de mal là-dessus. Je pense que c’est un sujet sur lequel il faut se préparer à fond parce que c’est ça qui est le plus compliqué. Le reste, c’est facile par rapport à ce qu’on a fait avant. La difficulté c’est de prendre le départ et d’avoir un petit peu de chance pour qu’il n’y ait pas de gros pépins. En franchissant la ligne, je me suis dit que j’allais pouvoir appeler ma femme et mon fils et qu’en fin ça allait être la fin du calvaire. J’ai eu mes premiers pépins autour de 400-500 milles avant l’arrivée. A 350 milles ça s’est un peu dégradé. A 300 milles tout est parti en vrac et 4 milles de la ligne ma drisse de gennak a pété et j’ai dû récupérer ma voile à la flotte à l’arrière du bateau ! Il y a bien sûr eu des bons moments. Sur la fin j’ai bien aimé quand ça a bourriné sous spi max. Attaquer c’était fun. Avoir des dauphins autour du bateau aussi. J’ai également vu une trombe de mer ce qui n’avait jamais été le cas auparavant. Ça m’a fait bien peur mais j’ai trouvé ça impressionnant. Je pense que j’ai découvert plein de choses sur moi-même ».

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