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Gauthier Verdon 61e Série à Saint-François : « Magique ! »

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« Il y a deux ans, je ne connaissais rien à la course au large et presque rien à la voile. D’être ici aujourd’hui, c’est top. C’était dur, je ne vais pas dire le contraire. Au total, c’était 30 jours de mer en cumulé, mais c’était surtout deux ans de projet ! Lors de cette deuxième étape, j’ai réussi à trouver mon rythme. Je n’arrive pas épuisé, même si j’ai tout donné. C’était une super aventure. Je me suis lancé pour ça, pour vivre cette expérience fabuleuse et j’imagine ce que ça aurait été si je ne l’avais pas fait. Je suis tellement content d’être arrivé au bout. C’est magique !

J’ai chamboulé ma vie pour pouvoir faire cette Mini Transat mais je suis quand même resté dans mon boulot et j’ai bénéficié du soutien de ma famille. Je n’ai pas l’impression d’avoir tout sacrifié non plus et c’est ce qui est chouette. C’est pour ça que je suis encore plus content en fait. Je n’arrive pas premier. Il y a des gens bien plus talentueux devant. Il me manque un autre projet Mini pour me perfectionner mais je crois que ma femme ne sera pas d’accord (Rires) !

Lors des deux derniers jours en mer, j’étais moins pressé d’arriver, je ne sais pas pourquoi. C’est au milieu, au bout de dix jours, que là j’en ai eu marre mais les deux derniers, je me suis dit « profite, profite, profite. Tu n’as que ça à faire parce qu’après c’est fini, tu retournes à ta vie ordinaire ». C’est une épreuve lors de laquelle on passe vraiment par toutes les émotions. Il y a des moments où on se dit « mais qu’est-ce que je fous là ». Moi, je n’ai rien vu à part des poissons volants. Heureusement, il y en avait tous les jours mais je n’ai rien vu à part ça. Je n’ai même pas vu un petit dauphin ou une baleine. En revanche, j’ai lu trois bouquins. J’ai beaucoup pensé. J’ai écouté pas mal de musique et puis j’ai aussi fait ma petite tactique météo. C’était sympa.

La solitude m’a un peu pesé et même parfois un peu par anticipation. Au bout de trois-quatre jours, je me suis dit que ça allait être long. En fait, on dit que les gens qui sont en prison parviennent à survivre parce qu’ils arrivent à se parler, à penser à des choses, à écrire leurs mémoires, à se réciter des poèmes… Moi, je me suis rendu compte que je ne faisais rien de tout ça. Je me suis dit que j’étais complètement inintéressant comme gars ! (Rires) Au bout de trois jours, je me suis dit qu’il fallait vraiment que je lise un bouquin pour ne pas craquer ! (Rires)

Mon bateau est en forme mais j’ai cassé ma sous-barbe et mon bout-dehors est fendillé. Sur la fin j’y suis allé mollo. J’étais sous Code 5 quasiment tout le temps. Ce qui a été dur c’est d’être derrière tout le temps. En fait j’ai pris un très mauvais départ. Je me suis retrouvé dans la pétole à El Hierro pendant 4 heures. Je n’ai plus vu personne à l’AIS à partir de ce moment. Je ne sais pas ce qu’ont fait les autres. Moi j’ai fait ma route. J’espérais faire une option pour les rattraper mais je n’ai pas trouvé laquelle. Quoi qu’il en soit, c’était super et je suis content d’être là ! »

Mini
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