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Cyril Oms, 59e Série à Saint-François : « De la frustration sur le plan sportif »

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« C’est énorme de l’avoir fait, mais je suis très déçu parce qu’au niveau sportif je n’ai pas pu m’exprimer. Le quatrième jour, j’ai perdu mon spi max et ce spi max, sur le début de course, il était indispensable. J’ai donc vu tout le monde partir, tout le monde s’échapper. Ensuite, je suis resté 15 jours tout seul en espérant que le vent devienne plus fort mais cela a été le cas il y a deux-trois jours seulement. Ça a donc été très dur pour ça. Je suis très déçu parce que j’ai mis beaucoup d’énergie à m’entraîner pour justement être performant sportivement, et je n’ai pas pu le faire. J’ai de la frustration à ce niveau-là. Maintenant, sur le plan personnel, c’est une aventure énorme. Irremplaçable. En tous les cas pour moi. Elle va m’apporter des choses diffuses je pense tout au long de ma vie parce que je pense que l’on se connait beaucoup mieux après avoir fait, dans la difficulté, une épreuve comme celle-ci.

Très bizarrement au départ j’étais très demandeur d’avoir des échanges dès que j’étais au contact avec les autres et même parfois trop. Ce n’était pas vraiment du solo mais de la course en flotte. Une fois que les autres sont partis, c’est là que je me suis recentré et j’ai, en fait, beaucoup mieux navigué tout seul, même avec une petite voile. Naviguer avec une petite voile, c’est comme avoir une Formule 1 avec quatre vitesses quand tous les autres en ont sept. A l’arrivée, je ne suis pas dernier. Je me suis vraiment accroché.

J’avais des soucis d’énergie avant même le départ de l’étape et ils se sont amplifiés pendant la course puisque les panneaux solaires marchaient tellement bien qu’ils ont grillé mon système pour accumuler l’électricité. Je me suis retrouvé avec seulement un panneau solaire. Je pouvais dormir maximum une heure ou une heure et demie par jour. L’arrivée en Guadeloupe est assez indescriptible. On essaie toujours de mettre des mots sur les choses. Là, je suis vraiment dans l’émotion et j’ai vraiment du mal à décrire tout ce que je ressens. »

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