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Basile Bourgnon, 7e Série à Saint-François : « Incroyable d’arriver ici ! »

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« C’est incroyable d’arriver ici. Mine de rien ce n’était pas évident. La Mini Transat est une course dure. Physiquement on ne va pas en parler parce que c’était du petit temps et on n’a pas trop tiré sur les machines mais mentalement c’était compliqué de ne pas savoir où étaient les autres. Au final, je termine à une place qui me convient parce que ce n’étaient pas mes conditions. Je préfère le temps un peu plus fort. En tous les cas c’est génial. Génial d’arriver au bout avec un bateau en entier. D’avoir réparé après la première étape pour arriver ici, ça valait vraiment le coup. C’est top. Je suis trop content. J’avais déjà fait une transat en double mais en solo c’est très différent. En termes de rythme notamment. On ne peut s’en prendre qu’à soi-même, on se félicite… J’ai appris beaucoup de choses. J’ai pu voir que je gérais bien le sommeil.

Au début je suis parti à l’ouest mais j’ai vite senti le truc arriver. J’ai donc taillé au sud mais c’était dur d’entendre les classements. Quelques jours plus tard, j’ai recroisé Romain (Le Gall), Anne-Claire (Le Berre) et d’autres qui étaient dans le groupe de tête. A partir de là je me suis accroché même si les nuits ont été dures à cause des grains qui sont devenus de plus en plus forts à l’approche des Antilles, de même que les sargasses qui sont devenues de plus en plus nombreuses.

C’était génial de finir au contact ou très proche de tant de concurrents. On s’est d’ailleurs fait la remarque avec Anne-Claire Le Berre avec qui j’ai échangé par VHF qu’on avait l’impression d’être sur la Mini en Mai. C’était fou de voir dix bateaux à l’AIS dans les derniers milles. Il y a eu des options et je crois que je m’en suis bien tiré par rapport au groupe avec qui j’étais. C’est génial, je suis content. C’est une expérience précieuse pour la suite en Figaro. Une transat en Mini 6.50, il faut le faire. Mine de rien on se fait quand même un peu mal. Le confort n’est pas là. Étonnement, je n’ai pas si mal au dos.

Ce qui m’a le plus marqué ? Peut-être l’instabilité que l’on peut avoir sur le plan mental. D’un coup on est au plus bas parce qu’on a l’impression d’être collé, de devoir enlever des algues toutes les dix secondes ou de reculer au classement. Le lendemain, on avance et on retrouve la joie. Il faut essayer de trouver ce petit juste milieu pour arriver à être neutre et sur ce plan, je sais que je suis encore un peu sinusoïdal. A la fin j’ai compris qu’il fallait être plat. Sur les 17 jours, j’ai vraiment vu une évolution. Je suis super heureux de finir. Super content de terminer avec un bateau en super état ! »

Mini
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