Tanguy Bouroullec, 5ème en Proto au Marin : " Ça a été dur d’être hors course dès le début »

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Tanguy Bouroullec, cinquième proto, a franchi la ligne d'arrivée de la deuxième étape de la Mini-Transat La Boulangère ce dimanche 17 novembre à 13h 16 min 36 secondes (heure de métropole) au Marin. Son temps de course est de 14 jours, 21 heures, 43 minutes et 36 secondes. Son temps de course cumulé sur les deux étapes est de 23 jours, 16 heures, 38 minutes et 11 secondes.

Voir la vidéo de l'arrivée de Tanguy au Marin

​​​​​​​Tanguy Bouroullec était attendu sur cette 22ème édition de la Mini-Transat. Il a bien répondu présent sur la première étape en terminant 3ème à Las Palmas de Gran Canaria. Récidiviste de l’épreuve, il était venu avec des ambitions élevées, mais dès le quatrième jour de course de cette seconde étape, la perte de son système de fixation de son bout dehors lui a fait s’envoler tous espoirs de podium. Malgré tout, l’émotion et la joie étaient présentes lorsqu’il a mis les pieds à terre, heureux de s’être accroché et d’avoir bouclé cette seconde étape.

« C’est un gros soulagement d’être arrivé »

« Ça fait du bien d’arriver, j’ai cru que ça serait sans fin, depuis deux-trois jours c’est la pétole, pour finir une transat c’est quand même dur moralement. C’est un gros soulagement d’être arrivé, j’ai eu des soucis et ça fait maintenant plus de dix jours que le but est avant tout d’arriver à bon port et que la course s’est transformée en aventure. »

« Faire la course en mode aventure n’était pas le projet initial »

« Le quatrième jour sur un départ au tas la compression du bout dehors a tout éclaté devant : le balcon avant, le système de fixation du bout dehors, la cadène d’étai et toute la stratification qui va autour… c’était chaud. D’arriver avec le mat en l’air c’était déjà bien. Derrière je ne pouvais plus tirer sur le bateau, j’étais en mode convoyage jusqu’à la Martinique. 24h après la réparation j’ai essayé d’attaquer un peu et ça a tout recassé. Donc après j’avançais avec le pied sur le frein. Dommage car j’avais plutôt fait un belle entame. Ça a été dur d’être hors course dès le début. Beaucoup de frustration car faire la course en mode aventure n’était pas le projet initial. »

« Il a fallut s’accrocher, sortir les rames et puiser au fond de soi-même »

« Je suis quand même heureux d’être arrivé, car même si le projet n’était pas de simplement traverser en mode aventure, il a fallut s’accrocher, sortir les rames et puiser au fond de soi-même. Quand j’ai coupé la ligne ce fut un gros soulagement car ça fait plusieurs jours qu’il n’y a plus du tout de vent, il était temps d’arriver, c’est dur de finir une transat là dessus. »