Rêve de Mini-Transat La Boulangère au pays du Soleil levant

17 09

10:30

La Mini-Transat a toujours compté dans ses rangs des skippers venus des quatre coins du monde. Son attrait international n’est plus à prouver. Cette édition 2019 ne déroge pas à la règle avec pas moins de 24 skippers internationaux pour 13 pays représentés. En plus du contingent français on peut ajouter des Italiens, des Espagnols, des Belges, des Russes, des Suisses, un Grec, un Tchèque, un Allemand, un Polonais, un Emirati et pour la deuxième fois depuis sa création, un marin Japonais. Entretien avec Masa Suzuki.  

Masa, comment as-tu connu la Classe Mini et la Mini-Transat ?

« Je suis le deuxième marin japonais inscrit à la Mini-Transat. Le premier était Tadashi Iwanachi en 1999, il y a 20 ans. J'étais au lycée et il est rentré au Japon après avoir traversé le Pacifique depuis les Caraïbes, juste après la Mini-Transat sur son Pogo 1. Depuis nous sommes devenus de bons amis et j'ai connu la Mini-Transat par son intermédiaire. »

Quelles ont été tes motivations pour t’inscrire à cette course ?

« J’ai deux raisons : tout d’abord, j’ai toujours rêvé de traverser l’océan Atlantique sur un voilier. Et deuxièmement, je veux goûter du rhum local en Martinique ! »

Comment t’es-tu préparé sur ce projet ?

« J'ai 34 ans et j'ai déjà passé 10 ans de ma vie dans un bureau, alors pour ce projet j’ai voulu préparer mon bateau par moi-même. Habitant toujours au Japon, cela m’a contraint de faire des allers retours en France. L’an dernier je suis resté environ quatre mois ici, mais cette année je suis resté sept mois. Et malgré tout ça, je ne parle toujours pas un mot de français… (Rires) »

Comment te sens-tu au sein de la Classe Mini ?

« Je navigue sur le circuit Mini depuis l'année dernière. Je pensais que je serais isolé mais cela s’est avéré faux. Les marins de la Classe Mini sont très gentils avec moi. Ce que je ne comprends pas en français est traduit en anglais pour moi. Je me suis fait beaucoup d’amis dans cette communauté. Ils sont si gentils ! »

As-tu eu l’occasion d’échanger avec les autres coureurs au large japonais sur les autres circuits européens tels que Kojiro Shiraishi (premier marin asiatique à avoir participé au Vendée Globe 2016) ou Hiroshi Kitada (il a participé à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe en 2018 en Class 40) ?

« Oui bien sûr ! Nous sommes de bons amis. Kojiro est venu ici il y a deux jours pour me voir. Tous deux m'encouragent et nous continuons à nous pousser pour poursuivre nos rêves. »

Te sens tu prêt à quelques jours du départ ?

« Oui, à 90% ! Je dois vérifier mes feux de navigation et ma VHF, et je souhaite également préparer de la nourriture japonaise pour la Mini-Transat. »

Nul doute que cet aventurier, au sourire communicatif, réussira à réaliser ses rêves 20 ans après son aîné Tadashi Iwanachi, et profitera de son arrivée au Marin pour humer les effluves de rhum traditionnel martiniquais...