Louis-Xavier Lamiraud, 54ème Série au Marin : " Après on peut être heureux et passer à autre chose"

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Louis-Xavier Lamiraud, 54ème Série, a franchi la ligne d'arrivée de la deuxième étape de la Mini-Transat La Boulangère ce vendredi 22 novembre à 12h38 min 21 secondes (heure de métropole) au Marin. Son temps de course est de 19 jours, 28 heures, 05 minutes et 21 secondes. Son temps de course cumulé sur les deux étapes est de 34 jours, 19 heures, 21 minutes et 53 secondes.

Voir la vidéo d'arrivée au Marin de Louis-Xavier

"Après on peut être heureux et passer à autre chose"

A l’instar de ses camarades de jeu, Louis-Xavier a vécu cette traversée de l’Atlantique à fond. Certes, les soucis techniques, la météo exigeante et la solitude ont parfois perturbé son quotidien à bord mais ils n’ont, en aucun cas, gâché son plaisir. Bien au contraire ! Des rires, des larmes…, l’homme a tellement fait le plein d’émotions sur cette seconde étape qu’il pensait en être totalement dépourvu au moment de couper la ligne d’arrivée au Marin mais c’était sans compter sur la magie de cet instant si particulier et unique.

" C’était intense et c’est un doux euphémisme. C’était une étape difficile mais superbe. Le ventilateur était bien en marche. J’ai eu différentes avaries qui ne m’ont pas empêché de continuer mais qui ont été gênantes. Il y a eu des supers moments et des moins bons mais ces derniers resteront à bord du bateau et n’en sortiront pas. Il y a tellement d’intensité et d’émotions que c’est difficile de résumer ça en quelques phrases. Mais c’est un truc qu’il faut faire au moins dans sa vie. Après on peut être heureux et passer à autre chose. "

" Je pensais ne pas avoir d’émotions en franchissant la ligne car on en vit en permanence sur le bateau. On vit les mauvais et les bons instants puissance 10, puissance 100. Un petit souci peut prendre une tournure catastrophique, inimaginable et à contrario, prendre un café le matin avec un rayon de soleil, c’est suffisant pour chialer. Du coup, je ne pensais pas être ému pour la ligne d’arrivée mais en fait si car c’est quand même quelque chose. On l’a fait. "

" En posant le pied à terre, on s’aperçoit que l’être humain est un animal social, qu’il n’est pas fait pour vivre dans sa caverne mais en communauté. La solitude, c’est bien ! C’est bien de travailler sur soi-même, de se retrouver mais c’est bien aussi de vivre en groupe. "

" Je vais faire un bon break et on verra après car c’est assez intense à chaque instant de l’année. Pendant des mois, on pense et on vit bateau donc ça va faire du bien de poser le pied à terre et passer à autre chose, au ping-pong par exemple (rires). Mais plus tard, on verra … pourquoi pas la refaire dans 10 ans."