Jean Lorre, 56ème Série au Marin : "J'étais quand même bien en mer tout seul "

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Jean Lorre, 56ème Série, a franchi la ligne d'arrivée de la deuxième étape de la Mini-Transat La Boulangère ce samedi 23 novembre à 11h 55 min 10 secondes (heure de métropole) au Marin. Son temps de course est de 20 jours, 20 heure, 22 minutes et 10 secondes. Son temps de course cumulé sur les deux étapes est de 31 jours, 08 heures, 22 minutes et 35 secondes.

Voir la vidéo d'arrivée au Marin de Jean

« J'étais quand même bien en mer tout seul »

Jean Lorre a vécu une véritable aventure en solitaire sur cette deuxième étape de la Mini-Transat. Contraint de faire escale sur l'ile Canarienne d'El Hierro après moins de 2 jours de course suite à la casse de sa cadène d'étai, Jean s'est retrouvé isolé de ses camarades de jeu habituels. Mais conformément à sa bonne humeur caractéristique, il n'a pas baissé les bras et a réussi à refaire son retard sur les derniers bateaux, tout en profitant pleinement des instants magiques offerts par le grand large.  

« C'était super au début, super au milieu, mais moins super à la fin. C'était compliqué avec la pétole. C'est un énorme plaisir, ce sont deux ans qui se finissent très bien. Mais il était temps que ça se termine, le bateau est un peu amoché mais tout va bien. Je suis juste très heureux d'être là. »

« Je suis très satisfait d'avoir fini cette étape. J'étais quand même bien en mer tout seul ! C'était cool, d'autant que j'ai parlé à personne pendant 12 jours vu qu'au bout d'un jour et demi j'ai fait demi-tour pour aller réparer. J'ai eu un bol de dingue sur El Hierro - d'ailleurs El Hierro c'est super ! - parce que j'avais rien, je savais pas si j'allais trouver quelque chose mais coup de chance j'ai trouvé un mec pour refaire la soudure. Il y avait deux Français dont un qui avait participé à une course Mini. Ils étaient là donc j'ai passé un très bon moment là bas même si ça m'a couté 350 milles de retard. J'ai donc parlé à personne mais c'était pas plus mal, j'ai beaucoup lu c'était bien. Un bon moment en mer. Le seul truc limitant c'est la nourriture et l'énergie. Il était temps que j'arrive car je n'ai plus rien. La pile m'a lâché à 2 milles de l'arrivée. »

« J'ai tellement de souvenirs de cette étape que je les ai notés pour ne pas les oublier. J'ai adoré le petit moment passé en haut de mon mât parce que la vue est superbe de là-haut. Voir le grain arriver au loin… Ça prend une vraie intensité à ce moment-là. Je retiens des couchers de soleil de dingue. Je conseille à tout le monde de faire ce truc là. C'est un peu chaud, c'est un peu dur, c'est un peu chiant, c'est un peu cher mais c'est cool ! »

« Mon génois se déchire dans un grain, je le rentre et je passe la nuit sous GV seule mais il y avait 25 noeuds donc ça allait j'avançais quand même à 7 noeuds. Je passe 3 heures à le réparer en passant l'acétone et en mettant du grey-tape. Je le renvois et 2 heures plus tard c'était redéchiré donc je le rentre à nouveau. J'ai fait ça 4 fois et à la 5ème je me suis mis à la couture et ça a tenu même dans 25 noeuds. Le génois est définitivement ruiné je me suis permis d'écrire dessus. »