Fedor Druzhinin, 16ème Proto au Marin : « L'aventure fut bonne, mais pas la course »

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Fedor Druzhinin, 16ème Proto, a franchi la ligne d'arrivée de la deuxième étape de la Mini-Transat La Boulangère ce mercredi 20 novembre à 10h 51 min 11 secondes (heure de métropole) au Marin. Son temps de course est de 17 jours, 19 heures, 18 minutes et 11 secondes. Son temps de course cumulé sur les deux étapes est de 27 jours, 5 heures, 21 minutes et 24 secondes.

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« L'aventure fut bonne, mais pas la course »

Pour Fedor Druzhinin la Mini-Transat représentait un rêve vieux de 20 ans. S'il est parvenu à boucler le parcours en 16ème place, le marin n'a pas démérité. Heureux d'être enfin arrivé en Martinique, il garde un goût amer de cette seconde étape, marquée par de nombreux problèmes techniques et ce quelques minutes après le départ à Las Palmas de Gran Canaria. Des soucis que Fedor a dû résoudre un par un en se mettant parfois au mouillage pour notamment monter en haut de son mât. C'est donc un Fedor déçu et épuisé physiquement qui a franchi la ligne d'arrivée de cette seconde étape. Fort heureusement, le skipper a pu compter sur l'accueil chaleureux de ses camarades de jeu à son arrivée au ponton.

« Je suis très content de voir tous les gens qui sont présents pour m'accueillir, notamment mes concurrents de la Classe Mini. Par rapport à la course je n'arrive pas à avoir d'émotion. Je suis très fatigué et je pense que l'émotion va venir plus tard, avec du recul. »

« Je n'ai pas passé une bonne transat car j'ai déploré beaucoup de soucis techniques. Quinze minutes après le départ de la deuxième étape j'ai couché mon bateau. C'était assez grave car j'ai cassé ma girouette. J'ai dû mettre le bateau au mouillage au sud de l'île de Gran Canaria pour la réparer. Après cet incident je suis reparti et six heures après me voilà de nouveau contraint à l'arrêt technique car j'ai cassé une bastaque. J'ai été obligé de me détourner pour me mettre dans le dévent de Tenerife pour effectuer une montée au mât. Puis ça a été comme ça tout au long de la transat. J'ai enchainé les pépins techniques pour beaucoup de choses. »

« C'est tout de même une fierté pour moi d'être arrivé au Marin mais j'ai eu trop besoin de bricoler pendant ces quinze derniers jours pour me réjouir. Pour moi, l'aventure fut bonne mais pas la course malheureusement.»