Clap de fin au Marin, 78 marins à bon port !

25 11

19:15

rdp_2.jpg
 

En mer, l’arrivée du dernier concurrent, Georges Kick dans la nuit de samedi à dimanche a marqué la fermeture officielle de la ligne d’arrivée de cette seconde étape de la Mini-Transat La Boulangère 2019 entre Las Palmas de Gran Canaria aux Canaries et Le Marin en Martinique. Sur les 87 partants au départ à La Rochelle dont 8 femmes, 78 skippers ont bouclé cette 22ème édition. À terre, la cérémonie de remise des prix de la 2ème étape a eu lieu hier soir au Marin en présence de l’organisation, des skippers et de leur famille ainsi que des partenaires de la course. Elle a clôturé en festivité le village d’arrivée au Marin.

Bon cru pour l’édition 2019

En rejoignant la Martinique hier, dimanche 24 novembre à 6h43 min 25 secondes (heure de métropole), Georges Kick, dernier concurrent de la Mini-Transat La Boulangère 2019, a sonné la fermeture officielle de la ligne d’arrivée de cette seconde étape. Célébrée en grande pompe par l’ensemble des skippers au ponton du Marin, l’arrivée du doyen (64 ans) de cette édition marque la fin d’une transatlantique particulièrement prolifique.

Avec 78 skippers ayant rejoint les Antilles sur 87 partants le 5 octobre dernier du bassin des Chalutiers à La Rochelle, cette 22ème édition restera dans les mémoires comme étant un excellent cru. Seuls neuf participants ne sont pas parvenus à boucler l’aventure. Quatre skippers ont été contraints à l’abandon sur la première étape entre La Rochelle et Las Palmas de Gran Canaria (Jonathan Chodkiewiez, Jean-Baptiste Ternon, Yann Blondel, Pavel Roubal) et trois sur la deuxième entre Las Palmas de Gran Canaria et Le Marin (Irina Gracheva, Thomas Gaschignard et Matteo Serricano). Hendrick Witzmann n’a quant à lui pas pris le départ de la seconde étape pour cause de blessure et Joe Lacey a officiellement été mis hors course pour avoir reçu une assistance extérieure.

Jean Saucet, Directeur Technique du Collectif Rochelais Mini-Transat dresse le bilan de cette 22ème édition : « La Mini-Transat La Boulangère a été marquée par une excellente météo. Nous avons vécu une première étape comme on les aime, très variée avec du portant du près de la pétole. La seconde étape était semblable à nos attentes avec beaucoup de portant sauf sur la fin mais cela a mis un peu de sel à la course. Même si c’est toujours un peu agaçant de faire 60 milles en 24 heures et cela trois jours de suite. Sportivement, ça a été superbe. Les meilleurs ont été au rendez-vous et n’ont pas cassé grand-chose. Il y a une grosse différence de niveau entre le premier et le dernier mais c’est ce qui fait le charme de l’épreuve. Il y a eu trois non-partant pour cause de blessure et les autres abandons sont dus à des avaries techniques. Deux bateaux ont été abandonnés sur cette deuxième étape. C’est toujours navrant mais dans les deux cas, ce sont deux bateaux qui n’avaient plus aucun système de barre et c’est la pire des avaries qui puisse arriver. »

24 heures historiques  

Jamais dans l’histoire de la Mini-Transat ça n’était arrivé ! Avec pas moins de 37 arrivées en l’espace de 24 heures, la nuit de mercredi à jeudi et la journée de jeudi ont donné du fil à retordre à l’organisation qui a dû mettre en place des moyens nautiques supplémentaires pour gérer cette slave d’arrivées. Des bénévoles locaux sont par ailleurs venus prêter main forte aux organisateurs. « C’est le hasard de la météo car il y a eu une grosse zone sans vent sur l’arrivée. Les bateaux de derrière arrivent et tout le monde se colle dans la même zone sans vent et donc quand le vent redémarre très doucement, ils arrivent tous en même temps. Comme nous avions 25 minutes de remorquage entre la ligne d’arrivée et le port, il a fallu mettre en place des moyens nautiques supplémentaires. Nous avons bien été aidés par des locaux et par la volonté farouche de l’ensemble de l’organisation d’accélérer le mouvement et d’amarrer tout le monde au port le plus rapidement. » explique Jean Saucet, Directeur Technique du Collectif Rochelais Mini-Transat.

Place aux festivités

Tous les skippers étant arrivés à bon port, la traditionnelle cérémonie de remise des prix de cette seconde étape a pu avoir lieu. Dès 18h (heure locale) dimanche soir un groupe de musique et de danse folklorique traditionnelle martiniquais a ouvert les festivités. Pendant presque une heure au rythme des tambours, il a entrainé skippers et public venus en nombre sur le village d’arrivée. À 19h, la foule s’est massée sous les halles du marché du Marin pour assister à la remise des prix qui a mis fin à cette 2ème étape de la Mini-Transat La Boulangère.

Les chiffres clés de la Mini-Transat La Boulangère 2019

​​​​​​​22ème édition de la Mini-Transat

87 skippers au départ à La Rochelle dont 8 femmes

83 skippers sont arrivés à Las Palmas de Gran Canaria

82 skippers au départ à Las Palmas de Gran Canaria

78 skippers à l’arrivée au Marin dont 7 femmes

37 arrivées en 24h au Marin

2 Internationaux sur le podium général : Ambrogio Beccaria, vainqueur en Série et Morten Bogacki, 3ème en Proto

20 jours, 20 heures, 31 minutes et 57 secondes : le temps cumulé sur les deux étapes de François Jambou, vainqueur de la Mini-Transat La Boulangère en Proto.

12 jours, 8 heures, 55 minutes, 3 secondes : l’écart entre le 1er en Proto et le dernier, David Krémer (temps cumulé sur les deux étapes)

21 jours, 21 heures, 50 minutes et 50 secondes : le temps de course cumulé sur les deux étapes d’Ambrogio Beccaria, vainqueur de la Mini-Transat La Boulangère en Série

12 jours, 21 heures, 30 minutes, 5 secondes : l’écart entre le 1er en Série et le dernier, Louis-Xavier Lamiraud (temps cumulé sur les deux étapes)

291,47 milles parcourus en 24h : record de la plus grande distance parcourue en Série, le 5 novembre par Florian Quenot

18 ans, l’âge de la plus jeune participante : Violette Dorange

64 ans, l’âge du doyen de cette édition : Georges Kick