Bastian Oger, 51ème en Série au Marin : « Je ne m'étais jamais mis dans des états pareils »

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Bastian Oger, 51ème Série, a franchi la ligne d'arrivée de la deuxième étape de la Mini-Transat La Boulangère ce jeudi 21 novembre à 11h 36 min 30 secondes (heure de métropole) au Marin. Son temps de course est de 18 jours, 20 heures, 03 minutes et 30 secondes. Son temps de course cumulé sur les deux étapes est de 29 jours, 04 heures, 18 minutes et 37 secondes.

Voir la vidéo d'arrivée au Marin de Bastian

« Je ne m'étais jamais mis dans des états pareils »

Moniteur de voile et skipper, Bastian Oger est un professionnel de la voile qui a voulu vivre le frisson du grand large en solitaire en prenant part à la Mini-Transat La Boulangère. « J'ai assisté au départ en 2017, cela a été un déclic, une évidence. J'aime le challenge, le large, l'aventure, la glisse et la vie rude, quand il y a des récompenses et de bonnes sensations à la clé ! », disait-il avant de s'élancer de La Rochelle, sa ville d'adoption. Pour lui comme pour d'autres, la course a été émaillée de soucis techniques qu'il a fallu surmonter pour mériter amplement une belle arrivée en Martinique.

« C'était une sacrée épreuve, dans tous les sens du terme. C'était très fort. Je suis content d'avoir traversé. J'aurais aimé faire une belle navigation mais cela s'est passé autrement. Je pensais que mon bateau était indestructible mais ce n'est pas le cas (rires). »

« Il y a eu du vent fort au départ. Je suis parti comme un bourrin, je ne me rendais pas compte que ça travaillait fort sur le bateau. J'ai été grisé par la vitesse. Cela aurait été sans doute une meilleure idée de partir tranquille pour se chauffer. J'ai vite cassé et je me suis retrouvé seul. Les galères se sont accumulées. Sur le moment, tu te dis que tout s'acharne contre toi. Mais en recroisant des potes tu te rends compte qu'eux aussi ont des soucis. »

« Il y a tout de même eu plein de petits moments de plaisir, c'est ce qui restera. Les galères seront des histoires qui aussi vont se transformer en plaisir. En tout cas je ne m'étais jamais mis dans des états pareils, de crises de nerfs, c'était un peu violent. J'étais à fleur de peau. »