Albert Lagneaux, 45ème Série au Marin : « Je n'ai jamais fait un truc aussi dur de ma vie »

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Albert Lagneaux, 45ème Série, a franchi la ligne d'arrivée de la deuxième étape de la Mini-Transat La Boulangère ce mercredi 20 novembre à 19h 38 min 30 secondes (heure de métropole) au Marin. Son temps de course est de 18 jours, 04 heures, 05 minutes et 30 secondes. Son temps de course cumulé sur les deux étapes est de 29 jours, 06 heures, 15 minutes et 19 secondes.

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« Je n'ai jamais fait un truc aussi dur de ma vie »

Sportif averti Albert Lagneaux n'en est pas à sa première aventure d'envergure. Ce médecin urgentiste de profession est habitué à randonner dans les Alpes, les Andes et l'Himalaya. En coupant la ligne d'arrivée de la Mini-Transat au 45ème rang Série en Martinique, le marin Belge originaire de Bruxelles peut côcher une case supplémentaire à son palmarès d'aventures accomplies. Une fois la terre ferme retrouvée, il n'hésite d'ailleurs pas à qualifier cette épreuve comme étant la plus dure qu'il n'est jamais faite de sa vie…

« C'est énorme… C'est vraiment le yo-yo émotionnel. On passe par tous les crans mais surtout le plus bas : le désespoir. Quand il n'y a plus rien qui va, quand on a une panne et qu'on ne voit pas comment on va s'en sortir. Il y avait des problèmes que je ne savais pas résoudre, pour lesquels je n'avais pas les pièces et il me restait 1500 milles à faire ! Je sais pas comment mais j'ai fini par trouver. Physiquement c'était très dur, il faut être jeune pour faire ça. Il faut mettre une limite d'âge à 57 ans (rires). À la fin j'étais comme un petit vieux je n'arrivais plus à envoyer je n'avais plus de forces. J'avais du mal à bouger, c'était un supplice de rentrer et de sortir du bateau. Ça a vraiment été extrêmement dur. Mais c'est incroyable au niveau émotionnel, pour moi c'est le summum. »

« Je suis très soulagé d'arriver au Marin, c'était pas gagné ! Il y a plusieurs moments où je n'y ai pas cru. Il y a plein de fois où je me suis dit que je n'y arriverais pas. J'avais mes safrans qui se détachaient et je n'avais pas les outils pour réparer. J'étais persuadé que ça n'allait pas le faire vu qu'il faut être 2 pour les resserrer. Comme un idiot j'avais oublié ma pince serre-étau. Il y a 4 vis, j'ai fait 4 solutions différentes, il a fallut inventer. »

« Je n'ai jamais fait un truc aussi dur de ma vie. De loin. Je ne me suis jamais poussé aussi loin, c'est vraiment l'extrême de l'extrême de ce que j'ai fait. »