Douarnenez
Lanzarote
Pointe-à-Pitre

Actualités

Tuer le (mauvais) temps

Killing time

Le 3 novembre 2013 - 16:33

De Gijon à Sada, les Ministes sont entrés dans l’attente. La petite colonie s’organise avec un certain bonheur pour patienter tout en guettant la fenêtre météo favorable.

 

Entre les retours de cette première étape vécue parfois de façon fort différente suivant qu’on était plus ou moins à l’ouest dans le golfe de Gascogne et les trésors de débrouillardise que doivent développer les concurrents pour gérer une vie à terre inattendue, le temps passe finalement plus vite que prévu.

On n’imagine pas les petites contrariétés provoquées par une escale impromptue. Quand les Ministes sont partis pour cette première étape, ils avaient quelques affaires de rechange destinées à la vie en mer… Dans l’ensemble, du frugal, de l’étanche mais pas forcément toujours adapté à la vie à terre. L’escale à Gijon a bouleversé la donne, notamment pour tous ceux qui aveint confié à leur famille, le soin d’amener des affaires à Lanzarote, terme de cette première étape. Dès lors, il a fallu s’organiser. Partant du principe que l’on n’est jamais plus fort que quand on est capable de raisonner collectivement, les Ministes ont investi (avec l’accord du club) les locaux du Club Maritimo de Gijon et ont déniché quelques perles. Une sorte de pension de famille avec dortoirs collectifs s’est vue quasiment réquisitionnée par la flotte, des concurrents se sont regroupés pour des achats communs de caleçons, chaussettes et autres éléments de langage vestimentaires indispensables. Cela forme des assemblages parfois curieux dans les rues du port asturien, mais au moins on est au sec. Les bars à tapas voient débouler une manne inattendue en ce début novembre.

 

Bientôt six à Sada

Les cinq solitaires qui avaient réussi à gagner Sada devraient être rejoints par Stan Maslard qui a convoyé par la route son prototype. Au terme des règles internationales en vigueur, la première étape ayant été annulée, rien n’empêche les navigateurs ayant abandonné dans cette course de reprendre le départ. L’étape Douarnenez – Sada n’existant plus, toutes les décisions concernant ce parcours doivent être considérées comme nulles et non avenues. Le retour de Stan et peut-être d’autres coureurs dans le même cas, crée un précédent dans l’organisation de la Mini Transat. Pour l’heure, les coureurs sont évidemment partagés entre le plaisir de voir un confrère qui avait investi des heures et des heures de travail pouvoir aller au bout de son rêve et de l’autre cette sensation bizarre de se retrouver placés sur un pied d’égalité alors que les uns ont traversé le golfe de Gascogne dans des conditions parfois rudes, mettant leur matériel à l’épreuve et d’autres pas. Dura lex, sed lex…

PFB

 

From Gijon to Sada, the Ministes are in the queue to go.  The little colony has organised itself with typicl good humour and is prepared to wait it out while watching for a favourable weather window.
 
The experiences of those arriving after this first leg have varied considerably depending on how far to the west they were in the Bay of Biscay, their reservers and resourcefulness to cope with this unexpected period ashore and their ability to deal with the the speed with which the situation is changing.
 
It's hard to imagine all the little annoyances caused by the impromptu stop. When the Ministes left for this first stage they had just a few essential changes of clothes for life at sea ... What they had with them was simple and functional, but not necessarily ideally adapted to life ashore. The stopover in Gijon has changed the game, especially for those who were relying on their families to have things organised for them in Lanzarote at the end of this first leg. As a result it's been necessary to get organised. Working on the principal that we are never stronger than when we work together, the Ministes have taken over (with the generous agreement of the club) the premises of the Club Maritimo de Gijon and have unearthed some local gems. A sort of boarding house with dormitories has been requisitioned for the fleet, competitors have come together in groups working together to purchases underwear, socks and other items of clothing where they needed local language. This curious new gang attracts some curious glances in the streets of the Asturian port, but at least they are dry. And the local tapas bars are experiencing an unexpected windfall in early November.
 
An soon there will be six is Sada
 
The five single handers who had managed to make it to Sada should soon be joined by Stan Maslard, who is trucking his boat there by road. Following the international rules, the first leg was abandoned and there is nothing to stop the competitors who dropped out of the first attempt from coming to the new start line. The leg from Douarnenez to Sada no longer exists, all decisions regarding this section of the course should be considered null and void. The return of Stan, and perhaps some other competitors in the same situation, sets a precedent for the organisation of the Mini Transat. For now, the competitors are obviously torn between the pleasure of seeing their colleagues, who made a huge comitment to the race, have the opportunity to continue chasing their dreams; and feeling slightly uncomfortable about them being placed on an equal footing despite the fact that they have not crossed the Bay of Biscay in the at times harsh conditions, putting their equipment to the test as others have had to. Dura lex , sed lex ... (the law is harsh, but it's the law).
 
PFB