Tous à bon port… ou presque

13 10

18:30

Ils ne sont plus que cinq concurrents encore en mer après l’arrivée de Martin Callebaut (Extasea) en milieu d’après-midi. Parmi eux, Marc Miro Rubio (Alfin) à la barre de son Pogo1 a pu mesurer la différence de potentiel de son bateau avec les unités de dernière génération. Pour Lina Rixgens (Mini Doc) Slobodan Velikic (Sisa 2) et Julien Mizrachi (UNAPEI), la casse a retardé leur progression.

 

La marina de Las Palma devrait afficher bientôt complet. Demain midi, seul Julien Mizrachi devrait manquer encore à l’appel au vu des 240 milles qu’il lui reste à parcourir. Les autres devraient tant bien que mal rejoindre la capitale de Gran Canaria et retrouver leurs compagnons d’armes. A terre, justement, les concurrents hésitent entre l’envie de se rassembler entre coureurs pour partager encore et toujours les émotions vécues, le besoin de se retrouver en famille, dans l’intimité. Un dilemme impossible à résoudre. Chacun cherche les biais qui vont permettre de trouver le bon équilibre. Compagnes et compagnons des solitaires savent qu’il est illusoire de les arracher à leur bande, tentent de participer aux conversations parfois absconces des Ministes entre eux, préparent des incursions futures pour visiter l’île.

Partir ou rester, l’heure des choix

A terme deux stratégies s’opposent. Il y a ceux qui ont décidé que la Mini-Transat La Boulangère serait une coupure totale. Pour eux, par d’autre choix que de rester sur place jusqu’au 1er novembre. Si beaucoup envisagent de fuir Las Palmas pour des contrées moins domestiquées, d’autres garderont un pied-à-terre non loin des bateaux, bricolage en vue de la deuxième étape oblige. Quelques-uns n’ont guère le choix et envisagent de revenir chez eux, pour remplir leurs obligations professionnelles ou pour rejoindre la famille qui n’aura pas pu se déplacer aux Canaries. La population des Ministes va perdre ainsi quelques-uns des solitaires qui auront marqué cette première étape… Arthur Léopold-Léger, brillant deuxième de cette première étape, est, quant à lui, reparti le soir-même de son arrivée pour retourner veiller au bon développement de l’entreprise qu’il a créé, il y a maintenant un peu plus de trois ans. Les affaires commerciales et les sentiments ne font pas toujours bon ménage.