Rien n’est joué

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07:30

Va-t-on aller vers un resserrement des positions ? Alors qu’en tête de course Ian Lipinski (Griffon.fr) semble peiner dans des airs instables, le peloton continue de filer à vive allure. Mais le leader peut se permettre d’abandonner quelques milles à ses adversaires.

 

Signe que les temps changent, la route des leaders devient de plus en plus chaotique entre variations de cap et virements de bord, on imagine que rien n’est simple pour les solitaires engagés vers la Martinique. Sur une route sud, Jörg Riechers (Lilienthal) continue de mener grand train. Il a déjà repris près de dix milles dans la nuit à Simon Koster (Eight Cube Sersa). A noter la jolie performance de Kéni Piperol (Région Guadeloupe) toujours bien ancré en cinquième position. Romain Bolzinger (Spicee.com) arrive quant à lui à tenir une moyenne de près de cinq nœuds sous gréement de fortune. A ce rythme, il peut encore espérer laisser quelques prototypes dans son sillage à l’arrivée au Marin.

En série, Elodie Pédron (Manu Poki et les Biotechs) n’a plus qu’un seul safran. La réparation de fortune qu’elle avait effectuée avant les îles du Cap-Vert n’a malheureusement pas tenu. Suivant les bords où elle navigue, la navigatrice peut tenir des vitesses de six nœuds sur le bon safran. Mais qu’elle soit amenée à empanner et c’est beaucoup plus compliqué. Les vitesses s’en ressentent immédiatement.

En tête des bateaux de série, Erwan Le Draoulec (Emile Henry) continue de creuser l’écart avec une certaine gourmandise. Il possède maintenant plus de 60 milles d’avance sur Clarisse Crémer (TBS). Seul Tanguy Bouroullec (Kerhis – Cerfrance) a choisi une option radicalement différente du leader, mais il pointe maintenant à 160 milles.

Reste que l’instabilité des conditions peut modifier sensiblement la donne. Les milles gagnés à force d’opiniâtreté par les leaders pourraient fondre comme neige au soleil des tropiques pour peu que l’onde d’est vienne troubler les derniers milles de course. A suivre…