Ouvrir l’œil et le bon

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Sur la route du Marin, les Ministes ne savent plus vraiment à quel saint se vouer. Les trajectoires des concurrents en témoignent : il faut maintenant composer avec un vent chaotique, des grains parfois violents qui peuvent impacter directement la course de chacun. Plus que jamais, la vigilance s’impose.

 

Il ne reste plus que quelques jours avant le dénouement de la Mini-Transat La Boulangère mais ils risquent d’être particulièrement agités. L’onde d’est qui s’est formée sur l’Atlantique ouest génèrent des grains particulièrement actifs et la Martinique est régulièrement inondée par ces averses qui génèrent des variations du vent particulièrement aléatoires. Sous un premier nuage, le vent peut monter brusquement et provoquer un concerto de rafales et de pluies diluviennes. Sous un autres, ce peut être à l’inverse, une sorte de calme plat mou dont l’urgence est de s’en extraire.

Comment s’étonner dans ces conditions que les stratégies des uns et des autres paraissent nettement moins limpides qu’au début de la traversée de l’Atlantique.  Si la majeure partie des solitaires préfère jouer la carte du bord rapprochant, certains tentent maintenant crânement leur chance en plongeant dans le sud. En prototype Jörg Riechers (Lilienthal) a décidé de remettre le couvert sur une option sud qui s’était avérée payante jusqu’à hier au soir avant que Simon Koster (Eight Cube Sersa) ne lui reprenne la deuxième place avec un gain de près de quarante milles. Derrière ce trio, Andrea Fornaro (Sideral) semble tenté par l’option sud, quand Aurélien Poisson (TeamWork), huitième peut espérer déborder par le nord, le groupe composé de Keni Piperol (Région Guadeloupe), Charlotte Méry (Optigestion – Femmes de Bretagne), Quentin Vlamynck (Arkema 3) et Camille Taque (Foxsea Lady).

En série Erwan Le Draoulec (Emile Henry) continue son cavalier seul, quand Clarisse Crémer (TBS), visiblement un peu en-deçà de son rythme de début de course pourrait voir poindre la menace Tom Dolan (offshoresailing.fr) qui n’est plus qu’à moins de trente milles de son tableau arrière. Tanguy Bouroullec (Kerhis Cerfrance) est relégué quant à lui, en huitième position. Visiblement, le timing de son option sud n’était pas adéquat. Plus à l’arrière, d’autres solitaires tentent leur chance à l’annonce de l’arrivée de l’onde d’est, tel Loïc Fagherazzi (Trebunnec), Vedran Kabalin (Eola Island of Losini) ou bien encore Ambrogio Beccaria (Alla Grande Ambecco). L’occasion de faire un rapproché au classement et de pouvoir goûter plus tôt au ti-punch de l’arrivée ?