LES REACTIONS A L'ARRIVEE DE BECHAUX ET BOZZOLO

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54ÈME SÉRIE : THOMAS BECHAUX (PORALU MARINE)

Thomas a coupé la ligne d'arrivée de la 2nde étape de la Mini Transat La Boulangère mercredi 22 novembre à 05 heures, 42 minutes et 30 secondes.
Il a mis 20 jours, 15 heures, 34 minutes et 30 secondes, pour rallier le marin à une vitesse moyenne de 5,93 nœuds.

Thomas ferme la ligne de cette 40ème édition de la Mini-Transat La Boulangère.

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Soirée de clôture

Une demi-heure après son pote Julien Bozzolo, Thomas Béchaux franchissait à son tour la ligne d’arrivée de la Mini-Transat La Boulangère, dernier concurrent à être classé sur cette étape, puisque Dorel Nacou étant resté au-delà des 36 heures prévues par le règlement en escale au Maroc est hors course. 

Il en fallait bien un pour boucler cette Mini-Transat La Boulangère, ce sera donc Thomas Béchaux. Son escale forcée à Mindelo ne l’a pas aidé à reprendre le rythme et sans repère pour s’étalonner, Thomas avoue avoir eu plusieurs vrais moments de doute sur sa stratégie et sa vitesse. Thomas n’a pas oublié non plus que derrière lui, Dorel Nacou a encore près de mille milles à parcourir pour parvenir à son but, rallier la Martinique. Nul doute qu’il sera sur le ponton pour l’accueillir.

Les mots de Thomas Béchaux à son arrivée au ponton :

« C’est excellent, je suis en pleine forme et puis c’est bien d’être dernier. En fait j’ai fait la course en trois étapes. Je reconnais que ça a été un difficile de partir du Cap-Vert, ce n’est pas forcément simple de se remettre dans le rythme de la course. Mais j’ai trouvé un bel acolyte en la personne de Julien Bozzolo. On est parti ensemble du Cap-Vert, on s’est ensuite perdu de vue pour se retrouver à trois quatre jours de l’arrivée. Je ne le connaissais pas, mais on a beaucoup échangé. Ce sera un copain maintenant. Devant Mindelo, j’ai déchiré mon spi médium, cassé mon bout-dehors, je n’avais pas beaucoup de choix. Ça a donc été une escale de trente-six heures.

Je n’ai pas vraiment souffert de la solitude, mais plutôt du doute sur ma position. Je n’arrivais pas à savoir si mes options étaient bonnes ou pas ; en fait je crois qu’elles n’étaient pas excellentes. Sinon, je n’ai pas eu de gros problème mis à part le fait que j’ai dû monter dans le mât de mon bateau après avoir fait une cocotte énorme avec mon spi. Je m’y suis repris à deux fois. C’est Julien qui m’a encouragé après l’échec de ma première tentative. Je n’en menais pas large, mais j’étais vraiment fier quand je suis redescendu après avoir réussi à sauver mon spi. Je n’ai qu’un seul petit regret : j’aurais bien aimé arriver hier, car c’était l’anniversaire de ma mère qui est là à m’attendre. J’espère qu’elle ne m’en voudra pas trop. Mais je ne suis pas trop inquiet. »

53ÈME SÉRIE : JULIEN BOZZOLO (Mariole.fr)

Julien a coupé la ligne d'arrivée de la 2nde étape de la Mini Transat La Boulangère mercredi 22 novembre à 04 heures, 35 minutes et 20 secondes.
Il a mis 20 jours, 14 heures, 27 minutes et 10 secondes, pour rallier le marin à une vitesse moyenne de 5,95 noeuds.

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Wednesday night fever

Arrivée remarquée pour Julien Bozzolo qui s’est offert un final de luxe : boule à facette et musique disco ont accompagné le navigateur sur ses dernières encablures avant de passer la ligne d’arrivée. Et l’accueil sur les pontons fut à la hauteur de son passage de ligne.

L’heureux homme ! Julien Bozzolo a honoré son pari qui était de ne pas finir dernier de la Mini-Transat La Boulangère à bord de son Super Calin. Les derniers bords qu’il a tiré en compagnie de son pote Thomas Béchaux ont finalement tourné à son avantage. Mais l’essentiel était ailleurs, dans la satisfaction d’être allé au bout de son rêve avec ses moyens… sans compter quelques rencontres impromptues qui ont pimenté le voyage.

Les mots de Julien Bozzolo à son arrivée au ponton :

« J’avais prévu de faire marcher la boule à facettes à chaque fois que je doublerais un concurrent, mais l’occasion ne s’est pas présentée souvent. Cette deuxième étape a été très difficile. Le premier soir, j’ai fait une manœuvre qui m’a ruiné ma course : bilan, une voile déchirée, le bout dehors endommagé et le moral dans les chaussettes. L’escale à Mindelo devenait nécessaire. Ça m’a permis aussi de reprendre le dessus avant d’embrayer sur ce qui pour moi était ma troisième étape, qui s’est avérée particulièrement réussie. J’ai passé d’excellent moments avec Thomas. On a fait une  transatlantique idéale, un peu ensemble au début, cinq à six jours de solitude, puis de nouveau quelques jours ensemble sur la fin.

Il y a un moment dont je garderai le souvenir : je me suis retrouvé juste à côté d’une baleine qui est sortie de l’eau à quelques mètres du bateau. Passé le premier moment de frayeur, je l’ai observée, j’ai même affalé mon spi pour rester à ses côtés. Elle est restée jouer un bon moment à passer sous le bateau, à pousser des petits cris. Je lui ai mis de la musique disco, elle a eu l’air d’apprécier et puis elle est repartie d’un coup, comme ça. C’était une pause un peu magique pendant cette traversée.»