LES ARRIVÉES ET RÉACTIONS DE NACOU, PASANAU, PIBOT, DENIS, MASSU

13 10

13:30

22ème (PROTOTYPES) : Dorel Nacou (Ixblue Vamonos) vendredi 13 octobre à 12 heures, 56 minutes, 50 secondes

Dorel : « C'était super long et super dur. J'ai fait deux mauvais choix au niveau du cap Finisterre. Je suis parti dans l'Ouest avant de revenir dans l'Est, mais je crois que j'aurai dû insister dans l'Ouest. J'ai fait une autre erreur ensuite, en m'approchant un peu trop près des côtes marocaines car je me suis retrouvé empétolé pendant trois jours et trois nuits. Pareil en arrivant à Las Palmas. J'avoue que ce matin j'ai pété un câble, même en sachant que ça ne servait à rien. Ce type de situation, ça fait partie du jeu, mais c'est quand même fou de se dire qu'on a mis 13 jours pour boucler la première étape, ce qui est quasiment le temps que les premiers vont mettre pour terminer la deuxième. J'ai d'ailleurs fini un peu sec en eau. J'ai dû rationner pas mal à la fin. Je n'ai pas eu trop de soucis avec le bateau, même si j'ai été un peu embêté par mes drisses de spi que je n'avais pas surgainé. »

nacou.jpg
 

23ème (PROTOTYPES) : Pilar Pasanau (Sailone Peter Puck) : vendredi 13 octobre à 13 heures, 34 secondes

Pilar : « Cette première étape a été dure parce que j'ai cassé mon bout-dehors au niveau du cap Finisterre, lors du quatrième jour de course et que dans la foulée, les petits pépins se sont enchainés. J'ai d'abord cassé mon balcon puis mon chariot de solent. Malgré tout ça, j'ai réussi à arriver jusqu'ici, alors forcément je suis super contente. »

pasanau.jpg
 

45ème (SERIES) : Gwendal Pibot (Rossinante) : vendredi 13 octobre à 13 heures, 25 minutes, 15 secondes
Gwendal : « Je suis hyper content d'arriver au bout de cette première étape, forcément, parce que j'ai eu des hauts, des bas, et des bas très bas. Ca a notamment été le cas la nuit dernière parce que j'entendais les gens arriver au fur et à mesure. A cet instant, j'ai préféré couper la VHF parce que j'étais à 60 milles et que je n'avançais pas du tout. Je me disais que j'étais là pour encore deux jours et c'était horrible. Evidemment, il y a eu des beaux moments, avec des nuits pleines d'étoiles, des belles glissades… mais aussi eu des petites galères techniques. J'ai, en l'occurrence, un problème de safran qui se déchausse. Il va falloir que je règle ça. »

pibot.jpg
 

46ème (SERIES) : François Denis ( So.boat.com) : vendredi 13 octobre à 13 heures, 26 minutes, 17 secondes
François : « Ce que j'en retiens, c'est que j'ai eu un mal de tête pas possible mais aussi que j'ai sans doute trop bouquiné ! (Rires). J'ai lu deux livres et je pense que c'était trop ! A un moment donné, il faut choisir entre régater et lire… Les deux premiers jours ont quand même été un peu terribles. J'étais avec des gens, à l'arrière de la flotte, pas très sûrs d'eux. Du coup, ça m'a impacté un peu et j'ai vraiment navigué piano-piano car je n'étais pas super rassuré. Au cap Finisterre, quand j'entendais le foc claquer, j'avais peur que le mât me tombe sur la tête. C'était pourtant relativement tranquille… Enfin, bon, il y a eu ça, mais aussi le fait que j'ai fait des options un peu bizarroïdes

denis.jpg
 

47ème (SERIES) : Valentin Massu (Challenge Espoir Mini-Transat) : vendredi 13 octobre à 13 heures, 30 minutes, 9 secondes
Valentin : « Cette première étape a été particulièrement dure pour moi parce que j'ai passé cinq jours sans pilote. Du coup, j'ai passé cinq jours sans dormir du tout. Ca a été hyper dur physiquement. C'était absolument horrible, en fait, mais dans le dépassement de soi et dans la volonté de vouloir finir, eh bien je ne pensais pas que j'étais capable d'aller aussi loin. La limite que j'ai atteint là, j'en suis hyper content. Je viens de faire 500 milles sans pilote mais je suis en mesure de prendre le départ de la deuxième étape et c'est ce qui compte. »

massu.jpg