Les arrivées et réactions de Cazé, Pédron, Van Doorn, Barriquand, Gresset

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31ème ( SERIES) : Nolwenn Cazé (Fée Rêvée) : vendredi 13 octobre à 4 heures, 42 minutes, 50 secondes
Nolwenn : "C'était bien, mais honnêtement, j'ai préféré les Sables - Les Açores, l'an dernier. Là, avec la pétole, c'était vraiment trop long, pas amusant. Moi j'étais venue chercher des surfs, de la vitesse et on est resté des journées entières scotchés dans la pétole. En plus, j'ai cassé mon safran après le cap Finisterre. il a fallu que je le change. J'ai réussi à faire une réparation, mais c'est du travail de goret (rires). Heureusement que j'avais un safran de rechange à bord. Mais, là il va y avoir du boulot pour remettre le bateau impeccable pour la deuxième étape."

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32ème (SERIES) : Elodie Pédron (Manu Poki et les Biotechs) : vendredi 13 octobre à 5 heures, 20 minutes, 10 secondes
Elodie : "Le passage du cap Finistère, c'était vraiment sympa, un peu sportif, mais on ne s'est pas ennuyé. On a eu deux jours vraiment super derrière et ensuite... la catastrophe. J'ai dû avoir quatre jours de pétole. C'est horrible : tu ne peux pas dormir parce qu'il faut être en permanence sur les réglages et dans le même temps tu n'avances pas. Vivement la deuxième étape en espérant que les alizés soient au rendez-vous, parce que c'est quand même ça qu'on est venu chercher, des journées entières au surf..."

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33ème (SERIES) : Sander Van Doorn ( Air Charge) : vendredi 13 octobre à 5 heures, 36 minutes, 20 secondes
Sander : "C'était vraiment un voyage incroyable, très agréable. Hier, je me suis trouvé dans un calme blanc, la mer était d'un bleu incroyable, je n'ai pas pu résister, je suis allé nager autour du bateau (amarré, bien sûr...). Sinon, j'ai fait une grosse erreur après la cap Finistère, je n'avais pas bien compris la météo et j'ai tiré un bord pour me rapprocher des côtes du Portugal et je me suis retrouvé dans une zone sans vent. Il va falloir que je regarde ma trace sur la cartographie. On a eu des moments inoubliables, comme ces nuits où la lune était pleine, on pouvait presque lire avec la lumière. On n'était pas loin d'être comme en plein jour, c'était fabuleux."

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34ème (SERIES) : Thomas Bechaux (Poralu Marine) : vendredi 13 octobre à 6 heures cinq minutes
Thomas : "Je sais qu'il y'a eu une photo de moi où j'ai un panneau marqué interdit de donner des cacahuètes. En fait, c'était bizarre de voir le bateau accompagnateur venir si près de moi, c'était un peu comme une intrusion. J'avais un peu l'impression d'être le singe en cage qu'on vient voir au zoo. En fait, c'est étonnant : après quatre, cinq, six jours en mer, un jour de plus ou de moins, ça ne change rien. Je n'ai pas trouvé le temps particulièrement long. En fait, j'ai eu, après le cap Finistère une après-midi de m... où j'ai craqué mes deux spis et le code 5 les uns après les autres. j'ai réussi à tout récupérer, mais du coup, je n'avais plus d'énergie, je me suis mis en mode off pendant presqu'une journée. C'est là où tout le monde est parti. Du coup, j'ai dû cravacher pour revenir. A l'arrivée, je me suis trompé de port, j'ai fait un peu de tourisme et j'ai surtout perdu deux heures dans l'affaire. Mais deux heures de plus ou de moins sur une transat, ça ne change pas grand-chose."

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35ème (SERIES) : Victor Barriquand (La Charente Maritime) : vendredi 13 octobre à 6 heures 44 minutes et 9 secondes
Victor : "La pétole, c'est dur, mais je crois que je ne suis pas le seul à le dire. Sinon, c'était la première fois que je passais douze jours en mer d'affilée et c'est vraiment cool. Au niveau sportif, je ne suis pas tout à fait satisfait du résultat, mais il y'a eu vraiment de très bons moments comme le passage du cap Finisterre, avec le bateau qui fonçait pleine balle. Je me suis senti très à l'aise, le bateau est en pleine forme, tout est fin prêt pour la deuxième étape. J'espère qu'on va enfin trouver les alizés et les surfs qui vont avec. En fait, sur cette étape, tu n'es jamais vraiment tout seul, tu as toujours un bateau pas très loin qui peut te servir de lièvre, qui t'oblige à sortir de ta zone de confort. Sur la deuxième étape, j'imagine que ça ne sera pas pareil. On va découvrir ce que c'est vraiment que de naviguer en solitaire."

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36ème (SERIES) : Stéphane Gresset (Uniflow Marine) : Vendredi 13 octobre à 7 heures, 8 minutes, 20 secondes
Stéphane : "Je déteste la pétole. Quand il n'y a pas de vent, il ne faut pas faire de bateau à voiles, ce n'est pas fait pour. C'est comme si on disait à un pilote de Formule 1, "tu vas prendre le départ, mais on ne sait pas si tu pourras avoir de l'essence". Bien sûr, qu'il y a eu des vrais moments de plaisir, mais à chaque fois, ça a été gâché juste derrière. On est arrivé, c'est l'essentiel. Maintenant, si les alizés ne sont pas au rendez-vous la deuxième étape, je me pends tout de suite. Bon, on va prendre une bonne bière, ça va permettre de relativiser tout ça."

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