LES ARRIVÉES ET RÉACTIONS DE BONAVITA, ENGUEHARD, LHERMITTE, REVOL, FAGHERAZZI

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37ème ( SERIES) : Timothée Bonavita (Prism) : Vendredi 13 octobre à 7 heures, 27 minutes, 35 secondes
Timothée : "C'était génial. Ça a duré treize jours, je crois que c'est la plus longue première étape de l'histoire de la Mini-Transat, mais la nature nous a offert de si belles choses : des couchers de soleil incroyables, une nuit de calme plat où même les étoiles se reflétaient dans l'eau. Ça aurait pu durer plus longtemps, ça ne m'aurait pas dérangé. On a eu quelques belles journées de portant, trop rares. En même temps, on se dit que c'est les prémices de ce qui risque de nous attendre dans les alizés. Ça fait une motivation supplémentaire pour être au départ de la deuxième étape."

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20ème ( PROTOTYPE) : Gaultier Enguehard (Facet Ingenierie) : le vendredi 13 octobre à 9 heures, 12 minutes, 30 secondes

Gaultier : "Au début j'entendais des morceaux de météo à la BLU, ensuite je n'ai plus réussi à la capter. Mentalement, c'était dur, j'ai craqué plusieurs fois. En vrai, c'était une superbe navigation, je n'avais jamais passé autant de temps en mer. Les couchers de soleil, les lumières, c'était magique... mais c'était vraiment long. Surtout quand les autres partent par devant et que toi tu restes. La deuxième étape, il sera temps d'y penser plus tard. On la prendra comme elle se présentera."

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38ème (SERIES) : Jérôme Lhermitte ( Noveum) vendredi 13 octobre à 11 heures, 3 minutes et 20 secondes

Jérôme : « Il y a eu trois parties bien distinctes sur cette première étape. Pour commencer, il y a eu du près et un peu de vent. J’ai été un peu malade. Dans ce contexte, forcément, ça a été un peu dur mais j’ai réussi malgré tout à me mettre dedans. La deuxième partie, en l’occurrence le passage du cap Finisterre, a été super rude, avec des gros creux de mer et une navigation très technique. Je me suis fait emprisonner et j’ai perdu une demi-journée, ce qui a créé un petit décalage avec la flotte. La troisième partie, qui a alterné des moments de glisse et des longues phases de pétole, a été assez particulière. La molle, c’est éprouvant. En ce sens, les derniers milles ont été compliqués. Je suis bien resté une journée, une journée et demie à 50 milles de la ligne. On voit l’île, on a le sentiment que c’est tout près or en fait, ça dure, ça dure, ça dure… Il y a un moment où, forcément, on devient un peu impatient. En tous les cas, c’est un plaisir d’être arrivé. J’ai du mal à réaliser que je suis aux Canaries après être parti de la Rochelle. C’est un sentiment très particulier. Il y a eu toutes les palettes des émotions, dans les plaisirs, les difficultés…. C’est ça la voile mais c’est ça que je venais chercher, alors je suis très content. »​​​​​​​

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39ème (SERIES) : Pierre Revol (Maribambelle) vendredi 13 octobre à 11 heures, 9 minutes et 6 minutes 9 secondes

Pierre : « J'avais développé un peu d'appréhension par rapport à la casse matérielle après Les Sables - Les Açores - Les Sables. C'est pourquoi, lors du passage du cap Finisterre, avec en plus les démâtages qui se sont produits autour de moi, j'ai vraiment navigué tranquille. Je crois que pendant 24 heures, je n'ai même pas envoyé de voile d'avant ! Sinon, ça a été un grand plaisir d'être en mer. On a eu des conditions tout à fait bizarres et compliquées. Globalement, on a eu assez peu de vent. Il y a eu une journée où je n'ai parcouru que 26 milles ! Etonnement, j'ai toujours été avec beaucoup de monde autour de moi. Du coup, ça a papoté pas mal à la VHF. Ca m'a aussi permis de me donner des repères et l'envie de suivre le train. C'était assez sympa. Au final, je suis content d'arriver même si j'étais aussi très bien en mer. »

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40ème (SERIES) : Loic Fagherazzi (Trebunnec) : vendredi 13 octobre à 12 heures, 49 secondes

Loic : « C'était long, hyper long… Je pense que j'ai fait une erreur le 7 (octobre), quand j'ai choisi de me décaler un peu vers l'Est. Après ça, pendant trois jours je n'ai vu plus personne. Au classement, je prenais des milles encore et encore. Je n'avançais pas. J'espérais que ce soit pareil pour les autres mais tous les matins, à l'annonce des pointages à la BLU, je me rendais-compte que non. La fin a été dure. J'ai pensé arriver à minuit, puis à 3 h, puis à 6h… dans la pétole, aux abords de l'île, ça n'en finissait plus. Je suis content d'être arrivé ! »

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