A chacun son organisation

21 09

17:00

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Les 81 bateaux de la Mini-Transat La Boulangère sont depuis hier soir amarrés dans le Bassin des Chalutiers. Ce matin, les skippers ont assisté à un premier briefing consacré à la sécurité. Cet après-midi, chacun a vaqué à ses occupations. Contrôles, jauge, préparation de leur bateau, collage des stickers, mise en place des pavillons, sollicitations médias, opérations de relations publiques … les activités ne manquent pas et les journées des marins sont déjà bien remplies. « C’est tellement intense que je ne sais pas où donner de la tête » confiait Camille Taque, cet après-midi sur les pontons. Un rythme effréné qui, à en croire la jeune femme, n’est pas près de se calmer : « Pour moi, il n’y aura aucun repos avant le départ. C’est absolument impossible. Il va falloir que je réussisse à bien m’organiser pour que j’arrive à dormir car là, je suis déjà super crevée. » La fatigue avant l’heure ? Pour Melchior Treillet et Aurélien Poisson, il n’en est pas question ! Les deux skippers se sont fixés le même objectif : consacrer cette fin de semaine aux derniers préparatifs pour pouvoir souffler la semaine prochaine. « L’idée serait d’aller me balader, de me ressourcer en passant du temps avec ma copine et pourquoi pas visiter l’île de Ré… » explique Melchior. Même son de cloche du côté d’Aurélien : « Je viendrai évidemment assister aux briefings et voir mon bateau mais je souhaite vraiment commencer dès lundi à rentrer dans ma bulle. »

Aurélien Poisson, 32 ans, 1ère participation :

« Cette fin de semaine est consacrée à la mise en conformité et aux différents contrôles : sécurité, pharmacie et voiles. Ce sont les petites finitions avant la semaine prochaine qui sera dédiée au repos. L’idée sera de faire des choses qui n’ont rien à voir avec le bateau, sortir un peu de la course. Je viendrai évidemment assister aux briefings et voir mon bateau mais je souhaite vraiment commencer dès lundi à rentrer dans ma bulle. »

Camille Taque, 32 ans, 1ère participation :

« Pour l’instant, on pose tous les cagnards de la course. On essaie de régler tous ces sujets là pour ne plus y penser ensuite et je gère en même temps tout ce qui est matelotage. C’est tellement intense que je ne sais pas où donner de la tête. Le prologue arrive bientôt et j’ai des problèmes avec mes panneaux solaires. Il y a encore beaucoup de boulot à faire sur le bateau. Pour moi, il n’y aura aucun repos avant le départ. C’est absolument impossible. Il va falloir que je réussisse à bien m’organiser pour que j’arrive à dormir car là, je suis déjà super crevée. »

Melchior Treillet, 30 ans, 1ère participation :

« Mon objectif c’est de ne plus rien avoir à faire à partir de dimanche donc je mets le paquet cette semaine. Je me crame un peu mais je souhaite vraiment être quasiment « en vacances » la semaine prochaine. Je veux, excepté les obligations liées à la course comme les briefings, avoir le moins de contraintes possibles. L’idée serait d’aller me balader, de me ressourcer en passant du temps avec ma copine et pourquoi pas visiter l’île de Ré… mais je ne souhaite pas consacrer mon temps à la préparation de mon bateau ou de ma course. Le mieux étant l’ennemi du bien, j’ai déjà consacré pas mal de temps à me préparer. Cela ne sert à rien de continuer à faire comme les premiers de la classe qui révisent devant l’entrée de la salle d’examen. Je vais vraiment essayer de temporiser de ce côté-là. »