A chacun sa course

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08:45

Pendant qu’en tête de course, les leaders s’efforcent de maintenir le statu quo, plus à l’arrière, les solitaires se jaugent à coups de dixièmes de milles. Les faibles écarts entre les uns et les autres entretiennent l’aiguillon de la compétition.

Alors que Ian Lipinski (Griffon.fr) a franchi hier soir la barrière des 1000 milles restant à parcourir, au sein du peloton, on s’écharpe à coup de milles gagnés ou perdus. En prototype, est en train de se dessiner un duel à distance entre les deux éclopés de cette deuxième étape Romain Bolzinger (Spicee.com) sous gréement de fortune et Patrick Jaffré (Projet Pioneer) aux safrans fragilisés. Entre ces deux marins, engagés sur la route directe faute de pouvoir jouer sur la vitesse de leur bateau, pourrait se nouer une complicité nouvelle, de celle qui lie des hommes en train d’accomplir une tâche hors norme.

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En série, on suivra avec attention la bagarre pour l’honneur symbolique de finir en tête des bateaux d’ancienne génération, Pogo 2, Nacira 650, Tip-Top… Nolwen Cazé (Fée Rêvée) tient toujours la corde pour devenir la petite fée de l’Atlantique, mais Mathieu Lambert (Presta Services bat) ne pointe qu’à quatre milles, Frédéric Moreau (Petit Auguste et Cie) à onze et Estelle Greck (Starfish) à quinze.

Plus à l’arrière ce ne sont que deux milles qui séparent Slobodan Velikic (Sisa 2), Jérôme Lhermitte (Noveum), Andrea Pendibene (Pegaso Marina Militare) et Luc Giros (Cabinet Rivault Nineuil Enedis). Un dernier trio navigue collé-serré : Melchior Treillet (Boulègue) ne devance Julien Mizrachi (UNAPEI) et Bertrand de Saint-Supéry (BdeuxS.com) que de trois milles. Tous ces marins n’auront pas les feux de la gloire braqués sur eux. Leur public, leurs fans, ce sont les parents, les amis proches, les compagnes et compagnons de vie, les enfants… Leur course restera anonyme pour le plus grand nombre, mais elle n’est pas moins légitime.